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SDF…La face cachée de l’Algérie

  • « Ennahar » a voulu vivre des moments en compagnie de ces gens qui ne figurent sur aucune catégorie sociales de l’Algérie. Ils sont abandonnés à leurs sorts par les autorités concernées. Cela, en plus des dangers qui les menacent à tout moment, particulièrement pendant la nuit. Ils sont alors exposés aux agressions des délinquants et aussi aux maladies à cause du manque de couverture sanitaire.
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  • Notre première destination a été la cité Bel air à El Harrach, à quelques mètres de la caserne militaire et du centre contrôle, où vit un vieil homme à côté d’une décharge publique. Nous nous sommes approché de Ammi Boualem qui a refusé de nous adresser la parole. Un habitant de la cité nous informa que celui-ci était âgé de 70 ans et qu’il vivait ici depuis cinq années. Il était exposé à toutes sortes de maladies et de dangers. Il a même été mordu par des rats qui prolifèrent dans ces lieux et qui sortent après les chutes de pluies.
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  • Nous laissâmes Ammi Boualem avec ses peines et nous dirigeâmes vers la cité Diar Djemaâ où nous trouvâmes le nommé Chérif en train de laver la vaisselle, dans laquelle les voisins lui ramenaient  manger, avec une eau non potable car il tenait à la leur rendre propre, comme il dit.
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  • Notre visite a coïncidée avec la venue d’un habitant du quartier qui ramenait à manger à Chérif qui nous raconta qu’il souffrait beaucoup pendant la période d’hiver à cause du froid, et des morsures de scorpions et des serpents pendants l’été. Oued El Harrach n’est pas très loin du lieu où vit Chérif. Cet homme de 40 ans qui vit sur l’aumône des gens alors que l’Etat dépense des sommes importantes d’argent pour que cette frange de la société soit prise en charge.
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  • Nous quittâmes Chérif avec ses peines dans cette région où, la nuit le mercure descend à moins deux degrés. Nous partîmes vers LaVigerie où, sous le pont nous rencontrâmes Ammi Zoubir. Ce dernier y a élu domicile. Le matin, il sort se balader dans les rues d’El Harrach où il quémande pour manger.
  • Au Champs de main d’œuvre, à « La Sablière », nous fûmes surpris de voir un vieil homme dormir à même le sol. Lorsque nous lui demandâmes son âge, il répondis qu’il ne se savait pas mais qu’il sait qu’il était né à l’année du Typhus, c’est-à-dire avant la Révolution algérienne dans les années quarante du siècle dernier. Il nous a résumé sa vie en disant avec tristesse « Nous vivons une vie de chiens, même pire, car les chiens vivent mieux que nous » puis il se mit à pleurer.
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  • B. Yacine

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