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Secteur des hydrocarbures : appel à la lutte contre la bureaucratie

Algérie – Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, a appelé lundi à Alger à lutter contre la bureaucratie qui « ronge » le secteur des hydrocarbures pour parvenir à une gestion moderne et transparente.

S’exprimant lors d’une rencontre sur l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), M. Guitouni a fait savoir que son département ministériel était déterminé à poursuivre son combat contre « la bureaucratie qui le rongeait » et s’engageait fermement dans un processus de transparence  permettant une célérité du traitement des dossiers, tout en veillant à l’intérêt suprême de la nation.

« Nous allons venir à bout de cette bureaucratie qui nous ronge dans la mesure où nous sommes décidés à changer », a-t-il dit, ajoutant que le combat contre ce fléau était difficile, mais qu’il était vital de le remporter.

Il a, dans ce contexte, évoqué les efforts consentis par le ministère pour l’assouplissement des procédures administratives au grand dam des partenaires étrangers et nationaux, citant à titre d’exemple, la réduction des délais de traitement des demandes d’importation et d’exportation des  produits dangereux, utilisés dans l’industrie énergétique.

Ces délais sont passés ainsi de quatre (4) mois à une vingtaine de jours seulement.

S’adressant aux représentants des compagnies étrangères activant dans le secteur national de l’énergie, présents à la rencontre, le ministre a réitéré l’engagement de l’Algérie à les aider et les soutenir pour parvenir à édifier un partenariat mutuellement bénéfique.

Dans cette perspective, le ministère de l’Energie compte lancer un portail électronique dans le cadre de sa stratégie de communication visant un plus grand rapprochement avec les partenaires, a-t-il avancé.

Les agences et les autorités relevant de ce même ministère seront elles aussi dotées de portails électroniques leur permettant une gestion rapide des sollicitations des partenaires et d’informer sur leurs activités en temps réel.

 

Nucléaire civil : un avant-projet de loi bientôt au niveau du gouvernement

 

Lors d’un point de presse en marge de la rencontre, M. Guitouni avait indiqué, dans sa réponse à une question de l’APS sur la préparation en cours d’un avant-projet de loi sur le nucléaire civil, que ce dernier était soumis actuellement aux différents secteurs pour l’enrichir et sera dans « très peu de temps » examiné par le gouvernement.

Concernant l’élaboration de la nouvelle loi sur les hydrocarbures, le ministre a précisé qu’elle prendrait le temps nécessaire étant donné que cette loi engageait l’avenir d’un pays et de tout un peuple, précisant que la nationalité des bureaux d’expertise auxquels l’Algérie a fait appel dans  ce contexte importait peu.

« Que ces bureaux spécialisés soient américains, français, anglais, suédois ou autres, importe peu car cela entre dans le processus d’élaboration de toute loi sur les hydrocarbures », a-t-il soutenu, en faisant allusion à la réaction de certains médias quant au choix porté sur un bureau d’étude américain pour participer à la préparation de la future loi algérienne sur les hydrocarbures.

Il a tenu à préciser que le processus d’élaboration de la nouvelle réglementation se faisait avec la participation également d’experts algériens qui contribuent à son enrichissement.

M.Guitouni a, en ce sens, rappelé qu’une révision de l’actuelle loi sur les hydrocarbures s’imposait afin de parvenir à renforcer l’attractivité du marché énergétique algérien vis-à-vis des investisseurs étrangers, déplorant le fait que cinq (5) appels d’offre, lancés ces dernières années, ont été infructueux.

A une question sur la prise en considération de la demande de certains partenaires étrangers pour le retour du système de partage de la production, le ministre a indiqué que « la future loi était globale et prenait en charge l’ensemble des problèmes rencontrés au niveau du secteur des hydrocarbures », ajoutant qu’elle permettra de préserver, à la fois, les intérêts de l’Algérie et de ses partenaires.

S’agissant des mesures prises pour la réduction de l’importation des carburants, M. Guitouni a rappelé que la solution résidait dans la généralisation de la conversion au GPLc, précisant que désormais il sera exigé que 10% des véhicules montés localement ou importés soient équipés du GPLc.

D’autre part, le ministre a indiqué que l’ARH est parvenue, à travers la qualité de ses interventions et d’audit dans le traitement des dossiers ou dans les actions de contrôle, à s’affirmer en tant que véritable acteur et partenaire pour les industriels publics et privés oeuvrant dans la filière  des hydrocarbures.

L’ARH, a-t-il poursuivi, accompagne la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach et ses partenaires dans la réalisation des projets depuis leur lancement et jusquÆà l’octroi de la mise en produit, a-t-il expliqué.

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