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Les sénateurs FLN et RND se solidarisent avec un sénateur poursuivi pour corruption

Algérie – La cérémonie d’ouverture de la nouvelle session parlementaire a été marquée par un incident inédit. Pour la première fois depuis l’indépendance, ce sont les sénateurs des partis de la majorité présidentielle qui ont boycotté la cérémonie d’ouverture organisée lundi matin au Conseil de la Nation. Les parlementaires du FLN et du RND notamment ont voulu ainsi protester contre les poursuites judiciaires engagées contre un de leur collègue, le sénateur RND de Tipaza, Malik Boudjouher, déjà radié des rangs de son parti pour « corruption ». Il est toujours en détention.

Les membres du Conseil de la nation estiment que leur homologue a été « victime d’un complot » tendu par un homme d’affaires de Tipaza. Cet homme d’affaires n’est autre que celui qui aurait « remis » une somme d’argent au sénateur en contrepartie de règlement d’une affaire pendante au niveau de l’administration locale.

Malik Boudjouher, ancien maire de la ville de Tipaza, a été « arrêté » en flagrant délit de corruption, dans un café de cette ville côtièreSon parti, le RND, a rendu public le même jour un communiqué annonçant que le membre du Conseil de la Nation a été radié des rangs du parti. Selon l’article 127 de la Constitution, les poursuites judiciaires « ne peuvent être engagées contre un député ou un membre du Conseil de la Nation, pour crime ou délit, que sur renonciation expresse de l’intéressé ou sur autorisation, selon le cas, de l’Assemblée Populaire Nationale ou du Conseil de la Nation, qui décide à la majorité de ses membres la levée de son immunité ». Mais, selon l’article 128, « en cas de flagrant délit ou de crime flagrant, il peut être procédé à l’arrestation du député ou du membre du Conseil de la Nation. Le bureau de l’Assemblée Populaire Nationale ou du Conseil de la Nation, selon le cas, en est immédiatement informé. Il peut être demandé par le bureau saisi, la suspension des poursuites et la mise en liberté du député ou du membre du Conseil de la Nation. Il sera alors procédé conformément aux dispositions de l’article 127 ci-dessus ». La justice a saisi le Conseil de la nation qui n’a pas donné de réponse. Ce qui a poussé la justice à garder le sénateur en détention.

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