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Sid Ali Kouiret quitte l’EHU d’Oran après une intervention chirurgicale réussie

"Sid Ali Kouiret souffrait de sa jambe droite. Il est diabétique et il avait plusieurs caillots au niveau de cette jambe qui empêchaient le sang de circuler normalement. L’intervention a consisté à ôter ces caillots de sang pour rétablir la circulation sanguine", indique la fille de l’acteur, qui a ajouté que l’opération, pratiquée par le Professeur Bouayad de l’EHU, a été un succès.

"Il est un peu fatigué, vu son âge et après avoir effectué, mardi, le voyage entre Oran et Alger, mais il se rétablit doucement. Il doit subir un contrôle médical en avril prochain", précise Fatima Zohra Kouiret, tout en remerciant l’équipe médicale qui a pris en charge le héros du célèbre film L’Opium et le bâton.

D’autre part, la fille de l’acteur a tenu à remercier tout particulièrement le wali d’Oran, Abdelghani Zaalane, qui a mis à la disposition de Sid Ali Kouiret une ambulance équipée, avec à son bord un médecin et un infirmier, pour accompagner l’acteur jusqu’à son domicile à Alger.

Sid Ali Kouiret est né le 3 janvier 1933 à Alger. Il a vécu une enfance difficile. Il rencontre Mustapha Kateb qui dirigeait, dans les années 1950, une troupe de théâtre amateur. C’est sa grande rencontre avec le 4ème art. En 1951, il se retrouve à Berlin avec la troupe EI-Mesrah EI-Djazairi, puis à Paris, en 1952, entonnant l’hymne patriotique Min Djibalina dans les cafés algériens.

En 1953, il se rend à Bucarest pour le deuxième festival de la jeunesse et des étudiants pour la paix. La même année, il devient professionnel et signe avec la troupe municipale d’Alger dirigée par Mahieddine Bachetarzi. En 1955, il débarque à Marseille et rejoint Paris où il rencontre Mohamed Boudia, Hadj Omar, Missoum, Nourreddine Bouhired.

En 1958, il fait naturellement partie de la troupe artistique que met sur pied le FLN dans le but de sensibiliser l’opinion internationale. Après l’indépendance, il est au TNA et, à partir de 1963, il entame une brillante carrière cinématographique.

Son premier rôle à l’écran, il le tient dans l’adaptation pour la télé par Mustapha Badie de la pièce "Les Enfants de la Casbah" de Abdelhalim Raïs (1963).

Toutefois, ce n’est qu’avec "L’Opium et le Bâton" d’Ahmed Rachedi qu’il s’impose vraiment. Puis vient "Décembre" (1971) de M.L.Hamina, suivi de beaucoup d’autres films algériens et étrangers parmi lesquels on retient "Le retour de l’enfant prodigue" (1976) de Youssef Chahine et "Destins sanglants" (1980) de Kheiri Bichara.

Il décroche un premier rôle dans le feuilleton "La famille Ramdam" diffusé sur la chaîne française M6 en 1992. En 2004, il joue dans "Les Suspects" de Kamal Dehane et en 2007 dans "Morituri" de Okacha Touita.

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