EnergieEconomie

Signature des contrats du lancement des études d’engineering du futur complexe pétrochimique algéro-turc

Algérie – La compagnie nationale, Sonatrach, à travers sa filiale SPIC (Sonatrach Petrolium Investment Corp) et la compagnie turque CPEY, filiale de Ronesans, ont signé jeudi à Istanbul l’ensemble des contrats nécessaires au lancement des études d’engineering du complexe pétrochimique pour la production de propylène et de polypropylène (PDH-PP) à Ceyhan en Turquie.

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, du ministre turc de l’Industrie et des Technologies, du ministre turc de l’Energie et des Ressources naturelles, ainsi que du P-dg de Sonatrach, Rachid Hachichi et du P-dg de Ronesans, Erman Ilicak, a précisé un communiqué de la compagnie nationale des Hydrocarbures.

Etaient également présents, des administrateurs de la société du projet, du contractant FEED GS (SudCoréen), du conseil PMC ISS (Italie), du bailleur de Licences UOPL (UK), du bailleur de Licences Lyondel Basell (Italie), ainsi que les autorités locales turques, a ajouté la même source.

« Cet évènement représente l’aboutissement des efforts de deux années de travail continu des équipes des deux parties », a souligné le communiqué, ajoutant que Sonatrach et Ronesans avaient procédé, le 19 août 2019, à la création de la société de projet, une société mixte de droit turc dénommée, « Ceyhan Polipropilen Uretim Anonim ?irket » avec une structure d’actionnariat de 34% pour la SPIC et 66% pour CPEY.

Cette société de projet a pour objet, selon la même source, la conception, l’ingénierie, l’approvisionnement, la construction et l’exploitation d’un complexe de production de 450 milles tonnes par an de polypropylène au niveau de la zone industrielle de Ceyhan, dédiée au développement de la pétrochimie.

Selon Sonatrach, l’investissement de ce projet est estimé à environ 1,4 milliard de dollars américains. Il sera financé en mode « Project Finance », sans recours aux garanties des actionnaires, pour près de 70% par les banques et de 30 % par les actionnaires.

Sonatrach et Ronesans ont « déployé avec détermination tous les efforts nécessaires pour assurer la réussite de ce projet notamment en matière d’assiette foncière attribuée au niveau de la zone industrielle, de fourniture de la matière première +propane+ au projet assurée par Sonatrach à l’horizon 2040, des avantages fiscaux accordés au projet par deux décrets signés par le Président turc, Recep Tayyip Erdogan ».

Ce projet représente un « intérêt stratégique » pour la Turquie comme pour l’Algérie. Pour la Turquie, du fait que ce projet permettra d’y réaliser la première unité pétrochimique de taille mondiale et il est considéré comme précurseur pour le développement de la pétrochimie dans ce pays.

Aussi, le projet permettra de répondre à une demande importante en produits pétrochimiques dans la région et de saisir l’opportunité d’un marché potentiel de polypropylène de plus de deux millions de tonnes par an, situé à une centaine de kilomètre du site du projet, a relevé le communiqué.

Pour l’Algérie, ce projet vient renforcer les investissements de Sonatrach dans le domaine de la transformation, option stratégique adoptée dans sa vision SH2030, après celui de Arzew, et traduit également la volonté de son déploiement à l’international avec une importance particulière puisqu’il s’agit du premier projet hors de l’Algérie avec une telle capacité, ce qui placera la compagnie nationale parmi les acteurs de l’industrie de production du polypropylène.

Ce projet permettra également à Sonatrach de sécuriser un débouché, à long terme, pour le propane algérien jusqu’à 2040 pour une quantité de 540 milles tonnes par an, et de bénéficier des dividendes en qualité d’actionnaire à hauteur de 34% dans le projet, a indiqué la même source.

APS

Tags

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close