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Sila: le parascolaire toujours en tête des ouvrages demandés par le visiteur

 Le 21e Salon international du livre d’Alger (Sila), continue, à son sixième jour, d’attirer un public de plus en plus nombreux en quête surtout du livre parascolaire, une tendance qui se confirme d’année en année depuis l’existence du Salon.

 Mettant à profit la période des vacances d’automne, de nombreux visiteurs, accompagnés d’enfants, prennent d’assaut les espaces réservés au livre de jeunesse qui ont choisi d’adapter leur offre à la demande, en donnant l’avantage aux publications parascolaires. 

 Parmi les visiteurs du Sila, les lycéens, dont le nombre augmente d’année en année, jusqu’à devenir, selon les observateurs, des «clients» assidus du Salon.

 L’attrait du Sila, pour ces lycéens, cités par l’APS, se résume aux «propositions» de cours de langues étrangères et aux «opportunités» d’information sur les conditions d’accès aux études supérieures dans les établissements à l’étranger disponibles dans les stands d’instituts étrangers à vocation culturelle et scolaire. 

 Concernant la littérature, les grandes maisons d’édition algériennes et étrangères exposant au 21e Sila, connaissent, comme pour la précédente édition, une affluence acceptable, a-t-on constaté.

 Pour cette année, les visiteurs ont noté avec satisfaction la disponibilité d’un catalogue littéraire algérien «très riche», même si le prix des ouvrages, traditionnellement élevé pour les bourses moyennes, a «encore augmenté» cette année, ont confié à l’APS, de nombreux visiteurs parmi les amoureux de la littérature, rencontrés dans les allées du Salon. 

 La conception des stands d’exposants n’a pas nom plus échappé aux observateurs, habitués du Sila, qui relèvent l’absence de créativité dans la conception des stands et regrettent de «retrouver les mêmes stands aux mêmes emplacements depuis au moins quatre ans», à l’exception d’éditeurs comme Al Bayazin qui s’est choisi un stand-bibliothèque ou encore El Kalima qui propose un hommage permanent à Hamid Nacer Khoudja disparu récemment.

 Intérêt pour la littérature et rigueur des organisateurs 
Les rencontres avec les écrivains aura été le principal événement, en marge du 21e Sila qui a décidé de mettre à l’honneur les écrivains, des plus jeunes aux plus confirmés chez les Algériens, en passant par quelques auteurs étrangers invités.

 Les «Estrades» présentant les parcours et les œuvres de romanciers comme Waciny Laâredj et Lahbib Sayeh ainsi qu’une rencontre avec de jeunes écrivains à l’image de Kaouther Adimi ou Abdelouahab Aïssaoui ont été suivies par un public assez nombreux.

 Ahlam Mosteghanemi créé l’événement 
Invitée à rencontrer son public, la romancière Ahlem Mosteghanemi, aura créé l’événement dans les allées du salon.

 Au plan de l’organisation, le commissariat du Sila a opté pour la rigueur cette année, en adressant dès le 2ème jour de l’ouverture du Salon des avertissements à 45 maisons d’édition arabes, dont 22 algériennes, pour non respect du règlement intérieur du Sila. 

 La vente en gros des ouvrages, une dérive restée impunie édition après édition en portant préjudice au prestige du Sila, considéré comme «l’évènement» culturel de l’année en Algérie, a également été bannie pendant le Salon et le règlement qui l’interdit a été «scrupuleusement» appliqué, se réjouissent de nombreux visiteurs.  

 Inauguré mercredi par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, le 21ème Sila se poursuivra jusqu’au 5 novembre avec la participation d’un millier d’exposants.

 En 2015, 1,5 million de personnes avaient visité le Salon, selon les chiffres fournis par le commissariat du Sila.

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