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Sontrach nie toute exportation gratuite de gaz vers la France

Algérie – L’affaire fait polémique depuis plusieurs jours. Ahmed El Hachemi Mazighi, vice-président des activités de commercialisation de Sonatrach a nié ce lundi toute exportation gratuite de « gaz ou autres produits liquides » aux clients de l’entreprise publique.

« Il est impossible d’exporter gratuitement du gaz ou n’importe quel produit liquide (d’hydrocarbures) vers la France ou un autre pays », a-t-il affirmé dans une déclaration à l’agence officielle.

Et d’expliquer, « j’aimerais rappeler quelques principes en matière d’exportation. Pour qu’une molécule d’hydrocarbures puisse quitter le sol algérien, il faut qu’il y ait une déclaration douanière. La base de cette déclaration est d’avoir un volume mesuré associé d’un prix. Sans déclarer le prix et le volume, vous ne pouvez pratiquement rien exporter. Historiquement, on a assisté à deux exceptions à cette règle: en 2004 où on devait exporter temporairement notre brut vers nos capacités de stockage en Corée. Le brut, dans ce cas, quittait l’Algérie avec une facture temporaire. La deuxième exception concerne le processing du pétrole brut qu’on a entamé en 2018: on transfère le titre de propriété à un client et vous êtes comptable d’un bilan d’importation d’essence et de gasoil par la douane ».

Dans ce sens, le haut responsable au sein de Sonatrach a assuré l’Algérie n’a jamais exporté son gaz gratuitement vers la France. « A la question de savoir si le gaz algérien a été exporté gratuitement vers la France, la réponse est NON », a-t-il tranché.

Et de rappeler, « il faut d’abord savoir que ce que nous lui exportons est du GNL. Cette relation remontre à 1976. Cela fait l’objet de quatre contrats: trois de ces contrats ont été signés en 1976 et le quatrième a été signé en 1991. Sur les quatre contrats, deux ont expiré en décembre 2013. A l’heure actuelle, il n’en reste que deux contrats en vigueur: le premier porte sur l’exportation de 3,5 milliards m3/an jusqu’à 2020, tandis que le second porte sur un volume de 2 milliards m3/an jusqu’à 2020 également ».

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