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Soudan du Sud: trois Casques bleus indiens tués à Jonglei

 Trois Casques bleus indiens ont été tués  dans l’Etat de Jonglei (est du Soudan du Sud) dans l’attaque jeudi d’une base  de l’ONU, a indiqué l’ambassadeur indien à l’ONU Asoke Mukerji.    L’ambassadeur pakistanais Massoud Khan, qui présidait la séance consacrée  aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, a ensuite demandé une minute de  silence en hommage aux trois victimes.    "Ce matin des milices ont pris pour cible et tué trois soldats indiens au  Soudan du Sud", a déclaré l’ambassadeur indien.    L’ONU avait annoncé auparavant que trois soldats indiens de la Mission de  l’ONU au Soudan du Sud (Minuss) étaient portés disparus après l’attaque de la  base d’Akobo à Jonglei par des assaillants de l’ethnie Lou Nuer.    Selon Fahran Haq, porte-parole adjoint de l’ONU, 40 des 43 Casques bleus  indiens stationnés à Akobo ont été transférés dans un camp militaire de l’armée  sud-soudanaise.    "Nous ne sommes plus en contact avec la base d’Akobo", a-t-il déclaré.    Dans une déclaration publiée jeudi, le secrétaire général de l’ONU Ban  Ki-moon a exhorté "le gouvernement et les forces d’opposition à respecter les  droits des civils et à garantir leur sécurité", avertissant qu’ils seront  rendus responsables des exactions. Il s’est déclaré "consterné" par l’attaque  de la base de l’ONU, sans toutefois évoquer la mort des trois Casques bleus  indiens.    Selon l’ONU, des jeunes membres de l’ethnie Lou Nuer se sont introduits de  force sur la base d’Akobo jeudi, où une trentaine de civils de l’ethnie Dinka  s’étaient réfugiés.    "Il y a eu des combats", avait indiqué Farhan Haq.    Celui-ci avait par ailleurs fait état "d’informations non confirmées" sur  la mort de plusieurs étudiants, tués par les forces de sécurité à l’université  de Juba, la capitale du Soudan du Sud.    Plusieurs centaines d’étudiants se trouvent toujours sur le campus de  l’université et ont demandé la protection de l’ONU.    De 2.500 à 5.000 civils ont aussi demandé la protection de la Minuss dans  un autre quartier de la capitale, avait indiqué Farhan Haq, soulignant que la  situation sur place était "changeante et confuse".    Le Soudan du Sud est en proie à de graves tensions depuis le limogeage en  juillet, par le président Salva Kiir, du vice-président Riek Machar, son  principal rival politique, dont les partisans sont majoritairement d’ethnie  Nuer.    Des combats, déclenchés selon les autorités par une tentative de coup  d’Etat de Riek Machar, ont fait plus de 500 morts et 800 blessés entre dimanche  soir et mardi à Juba, selon l’ONU, qui a depuis signalé également des combats  meurtriers en province.    Riek Machar a appelé jeudi au renversement du président Salva Kiir et dit  n’accepter de discuter que des conditions de son départ. 

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