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Soudan : le premier gouvernement post-Bachir prête serment

Le premier gouvernement au Soudan depuis la chute en avril du président Omar el-Bachir a prêté serment dimanche, une étape majeure du processus de transition vers un pouvoir civil après trois décennies de régime autoritaire.

Les 18 ministres, dont quatre femmes, du gouvernement du Premier ministre Abdallah Hamdok, un économiste chevronné, ont prêté serment dans le palais présidentiel dans la capitale Khartoum, selon un correspondant de l’AFP sur place. Ce nouveau gouvernement doit diriger le pays durant une période de transition de 39 mois.

« Nous devons déployer beaucoup d’efforts pour répondre aux revendications du peuple », a déclaré le ministre de l’Information Fayçal Mohamed Saleh aux journalistes après la cérémonie. « Le monde nous regarde. Il attend de voir comment nous allons résoudre nos problèmes », a-t-il ajouté.

« Le chemin à accomplir n’est pas facile. Nous serons confrontés à de nombreux défis mais nous devons travailler dessus », a déclaré la ministre de la Jeunesse et des Sports Walaa Issam.

La cérémonie s’est déroulée en présence des membres du Conseil souverain, dont son chef, le général Abdel Fattah al-Burhane. Le Soudan s’est doté en août de ce Conseil souverain, une instance à majorité civile, devant superviser la transition, aux termes d’un accord entre le Conseil militaire de transition, qui avait succédé à M. Bachir, et les meneurs de la contestation.

Le gouvernement de M. Hamdok, qui compte la première femme ministre des Affaires étrangères du Soudan, devra relever de nombreux défis, notamment relancer une économie moribonde et mettre fin à des conflits entre le pouvoir et des groupes rebelles dans les régions du Darfour, du Nil Bleu et du Kordofan-Sud. L’accord signé le 17 août par les militaires et la contestation comprend la nécessité de signer des accords de paix avec ces groupes armés.

Les problèmes économiques ont été la principale cause des manifestations déclenchées en décembre 2018 après le triplement du prix du pain. Elles s’étaient transformées rapidement en contestation de M. Bachir, au pouvoir depuis 1989.

Plus de 250 personnes ont péri dans la répression du mouvement, selon un comité de médecins proche de la contestation.

Source: AFP

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One Comment

  1. SAHA YA RABI, cette dictature militaire inculte et autiste, nous a rabaissé au point d’envier le Soudan et même le règne de bouteflika. Oui, c’est la triste vérité. Sous boutef, à part les voleurs qui ont pillé notre économie, on avait plus de liberté. Les partis pouvaient se réunir, le drapeau amazigh pouvait flotter, les sites électronique n’étaient pas bloqués, la presse pas autant muselée et la justice fermait certes les yeux sur les voleurs, mais n’emprisonnait pas les citoyens innocents.
    Je comprend que ce constat est dur à avaler, mais si vous avez des arguments pour me contre-dire je serait très heureux de les lire.
    Ils demandent au peuple d’aller aux urnes avec toutes les restrictions sur leurs liberté, cette atmosphère délétère et les pratiques et hommes qui ont accompagné la fraude depuis 62. Ils demandent aux partis de participer, quand ils n’ont même pas le droit de se réunir en Algérie. Ils pensent peut-être qu’ils vont se réunir à l’étranger pour ensuite les accuser de « la main étrangère ».
    Si vous ne pouvez pas me répondre, publiez-moi au moins et laissez les doubab me traiter de tous les noms d’oiseaux à défaut d’arguments, eux qui n’existe que sur le net et ne descendent jamais dans la rue, malgré notre invitation chaque vendredi.

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