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Syrie: 39 morts dans les violences, des dizaines de milliers de manifestants

Au moins 39 personnes, dont plusieurs  membres d’une même famille, ont été tuées dans des violences en Syrie, secouée  vendredi par des manifestations qui ont rassemblé des dizaines de milliers de  personnes à travers le pays, a rapporté une ONG syrienne.  Dans la province de Hama (centre), régulièrement prise d’assaut par les  forces du régime de Bachar al-Assad, "18 personnes, dont sept membres d’une  même famille, ont été tuées à Helfaya",a indiqué Rami Abdel Rahmane, chef de  l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).    "Ils ont été tués par des tirs de mitrailleuses lourdes et parmi eux se  trouvent trois enfants", a-t-il précisé.    Dans la même province, un homme et ses trois enfants ont également été tués  dans un bombardement de la localité de Kafar al-Ton.    A Homs (centre), ville meurtrie par 21 jours de bombardements sans relâche  sur ses quartiers rebelles, huit civils ont péri, dont un homme et son fils à  Baba Amr, et une femme et sa petite-fille à Khaldiyé.    Dans la province de Homs, un civil a été tué et huit autres blessés à  Qousseir par des tirs à un barrage des forces de sécurité. Et dans la localité  de Rastane, prise d’assaut ce matin, sept soldats sont morts dans une attaque  des rebelles contre leurs blindés, selon l’OSDH.    A Deir Ezzor (est), un civil a également été abattu par les tirs des forces  de sécurité, et à Inkhel, dans la province de Deraa, berceau de la révolution  dans le sud, un autre a été tué par un sniper. Par ailleurs, à Alep, deuxième ville du pays relativement peu touchée par  la contestation, "trois manifestants ont été tués dans les quartiers de Fardaws  et de Sokkari lorsque les forces de sécurité ont dispersé la foule", a déclaré  à l’AFP M. Abdel Rahmane. Alep est aujourd’hui à la tête des manifestations dans le pays", a-t-il  ajouté, précisant que "des dizaines de milliers de Syriens" avaient manifesté  dans d’autres régions du pays. Les manifestations ont touché des bastions de la contestation comme Deraa,  Hama, Idleb (nord-ouest) et Deir Ezzor.  "La machine de mort hystérique fait face au cri de liberté", "communauté  internationale, si le choix militaire est difficile, qu’en est-il du choix  humanitaire?", proclamaient des pancartes brandies lors d’une manifestation de  centaines de personnes à Tibet el-Imane, dans la province de Hama.  Elles faisaient référence à la situation humanitaire catastrophique dans  plusieurs quartiers de Homs, où les bombardements ont fait des centaines de  morts depuis le 4 février et où les habitants, privés d’eau et d’électricité,  manquent de nourriture.

 

 

 Algérie – ennaharonline

 

 

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