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Syrie: au moins six morts dans les violents bombardements de Homs

 Au moins six personnes ont été tuées  dans les violents bombardements qui ont visé mardi la ville de Homs, bastion  rebelle dans le centre du pays, pilonné depuis une dizaine de jours par les forces du régime de Bachar al-Assad, selon une ONG syrienne.  "Six personnes ont été tuées dans les bombardements continus sur le  quartier de Baba Amr depuis ce matin", a indiqué l’Observatoire syrien des  droits de l’Homme (OSDH).  Le bombardement de Baba Amr qui a commencé à l’aube est le plus violent  depuis cinq jours. En moyenne, deux roquettes tombent chaque minute", a  auparavant affirmé à l’AFP Rami Abdel Rahmane, chef de l’OSDH, citant des  militants sur place.    Un autre militant, Hadi Abdallah, membre du "Conseil de la révolution de Homs" a également affirmé à l’AFP que le "bombardement était d’une violence  extrême, plus que les autres jours".    Selon l’ONU, plus de 300 personnes ont péri depuis le 4 février dans une  "attaque sans discernement contre des zones civiles" à Homs, une offensive du  régime qui vise à étouffer la contestation dans la troisième ville de Syrie  surnommée "capitale de la révolution".    Les bombardements s’intensifient au moment où la situation humanitaire  s’aggrave.    "Il y a des femmes enceintes, des gens qui souffrent de maladies  cardiaques, de diabète, et surtout des blessés qu’on n’arrive pas à évacuer",  affirme M. Abdallah.  "Lundi soir, trois militants sont entrés dans la ville à bord d’une voiture  transportant du pain, du lait infantile et des médicaments. Leur véhicule a été  touché par un obus, ils sont tous morts carbonisés", rapporte-t-il. Il a par ailleurs assuré que "depuis une semaine, les morts sont enterrés  dans des jardins, car même les cimetières et les tombes sont visés. C’est de la  vengeance pure". D’après lui, "les gens sont entassés dans les abris". "L’urgence, c’est d’évacuer les blessés, comment peut-on les laisser mourir  de sang froid?", s’indigne M. Abdallah.  Ailleurs dans le pays, à Lajat dans la province de Deraa (sud), un groupe  de déserteurs a capturé un lieutenant, adressant une lettre aux autorités les  sommant de libérer des prisonniers en échange de la libération de l’officier,  d’après l’OSDH.   Et dans la province de Damas, les forces de sécurité ont tiré sur une  manifestation d’étudiants à Maadamiyyet Echam, toujours selon l’ONG.

 

 

 

 

 

 Algérie- ennaharonline

 

 

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