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Syrie : le croiseur russe Piotr Veliki escorte le transport de l’arsenal chimique

Le croiseur nucléaire lourd lance-missiles russe Piotr Veliki assure la sécurité du transport de l’arsenal chimique syrien destiné à être détruit, a rapporté le commandant de l’unité opérationnelle de la Marine russe en Méditerranée, Oleg Pechkourov.

"La tâche d’assurer la sécurité en mer des opérations de chargement en cours dans le port de Lattaquié (ouest de la Syrie) et de surveiller les navires norvégien et danois transportant des composants d’armes chimiques syriennes est remplie par le croiseur nucléaire lourd lance-missiles russe Piotr Veliki, de l’unité opérationnelle de la Marine russe en Méditerranée", a annoncé M. Pechkourov cité par l’agence de presse Ria Novosti.

Il a, en outre, ajouté qu’un centre de coordination était déployé à bord du bâtiment de guerre russe afin d’assurer une interaction opérationnelle pendant le transport de l’arsenal chimique. Outre des représentants de la partie russe, il implique des officiers de communication danois, norvégiens et chinois.

"A été mis en place un échange d’information opérationnel entre la mission de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), celle de l’ONU sur Chypre et en Syrie et des forces internationales déployées en mer. Je dirige en personne le travail du centre de coordination", a souligné M. Pechkourov.

Il a précisé que le 7 janvier, le Piotr Veliki a escorté le vaisseau danois Ark Futura transportant un premier lot de l’arsenal chimique syrien.

En septembre dernier, l’OIAC avait adopté un plan de désarmement chimique de la Syrie. Aux termes de ce document, les substances chimiques les plus dangereuses devaient quitter la Syrie avant le 31 décembre pour être détruites en haute mer à bord du navire américain Cape Ray. Les sites utilisés pour leur production et leur stockage seront progressivement détruits entre le 15 décembre 2013 et le 15 mars 2014.

Toutefois, fin décembre, l’Organisation a annoncé que le délai fixé ne pouvait pas être tenu en raison d’une série de questions relatives à la sécurité, à des problèmes logistiques et à des conditions météorologiques.

D’après l’OIAC, l’évacuation de l’arsenal chimique a débuté le 7 janvier.

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