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Syrie : l’ONU appelle à mettre fin au « bain de sang » à la Ghouta

Les États-Unis ont déposé, lundi, à l’ONU, au 23e jour d’un assaut ravageur sur la Ghouta, une nouvelle résolution pour un cessez-le-feu immédiat, en dénonçant l’attitude de Moscou et Damas qui « n’ont jamais eu l’intention d’appliquer » une trêve.

Les bombes syriennes continuaient, lundi 12 mars, de s’abattre sur des localités rebelles de la Ghouta orientale assiégée et morcelée. Depuis plus de trois semaines, 1 170 civils ont péri, dont 241 enfants, et plus de 4 400 ont été blessés depuis le lancement d’une campagne aérienne d’une rare intensité suivie d’une offensive terrestre par les forces du président Bachar al-Assad, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Face à cette situation jugée catastrophique par les ONG, l’ambassadrice Nikki Haley a de nouveau menacé Damas. « Nous mettons aussi en garde toute nation déterminée à imposer ses volontés par des attaques chimiques et des souffrances humaines, et en plus particulièrement le régime syrien : Les États-Unis restent prêts à agir si nous le devons », a-t-elle dit.

Un accès humanitaire immédiat

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a réclamé lui un accès humanitaire immédiat dans la Ghouta orientale, lors d’un exposé sur la non-application de la trêve exigée il y a 15 jours par le Conseil de sécurité. Sans citer la Russie, il a aussi appelé « tous les États » à faire en sorte que la trêve soit appliquée. La France a elle demandé à Moscou de faire « arrêter le bain de sang », par la voix de son ambassadeur à l’ONU, François Delattre.

Rétorquant aux mises en cause des États-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne, l’ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia, a estimé que ces pays ne sont pas motivés par des considérations humanitaires, en laissant entendre qu’ils cherchaient avant tout à défendre des groupes opposés au régime syrien.

Minée par les divisions, la communauté internationale a été jusque-là impuissante à stopper le conflit. Le régime d’Assad, avec le soutien vital de la Russie intervenue dans la guerre en 2015, a réussi à enchaîner les victoires face aux rebelles et aux jihadistes et à reprendre le contrôle de la moitié du territoire.

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