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Syrie: manifestations au coeur des fiefs rebelles bombardés

       Au moins 53 personnes, en  majorité des civils, ont péri vendredi selon une ONG dans les violences en  Syrie, où des manifestations contre le régime ont eu lieu dans des bastions  rebelles, comme à Qousseir (centre), a constaté un correspondant de l’AFP.    Parmi les morts figurent 35 civils, notamment à Alep (nord), Deraa (sud) et  à Homs (centre), ainsi que 14 soldats et quatre rebelles, selon l’Observatoire  syrien des droits de l’Homme (OSDH).    Des manifestations se sont déroulées à Qousseir, ville rebelle bombardée en  permanence depuis des mois, selon le correspondant de l’AFP.    Près de 300 personnes ont défilé dans les rues après la prière musulmane du  vendredi. "Nous n’avons pas peur des tempêtes, nous apprenons à mener à bien  notre barque", lit-on sur une pancarte faisant référence à la rébellion.    "J’ai perdu mon enfant il y a 10 jours et plusieurs de mes proches et de  mes amis dans les bombardements", affirme Saleh Mahmoud Sadir, médecin à  l’hôpital de Qousseir.    "Grâce à leurs sacrifices, ça vaut la peine de se battre contre le régime  criminel qui nous gouverne. Bachar al-Assad, nous t’écraserons et vivrons de  nouveau en paix", lance-t-il en référence au président syrien.    "On meurt et le monde regarde ailleurs. Pourquoi personne ne nous aide?  Pourquoi le monde leur permet de nous massacrer?", s’insurge-t-il.    Comme chaque vendredi, jour traditionnel de manifestations depuis le début  de la révolte en mars 2011, les militants anti-régime avaient appelé à des  rassemblements, cette fois sous le slogan "la guerre de libération populaire".    La mobilisation coïncidait avec une réunion de pays arabes et occidentaux à  Paris qui ont demandé au Conseil de sécurité de l’ONU d’adopter une résolution  contraignante comportant une menace de sanctions contre Damas, au moment où le  monde apprenait la défection d’un très haut gradé proche de Bachar al-Assad.    Dans la ville de Deir Ezzor (est), des manifestations "massives" ont été  réprimées par les forces de sécurité qui ont tiré en direction de la foule dans  le quartier al-Joura, selon l’OSDH.    Des affrontements entre rebelles et armée ont par ailleurs éclaté dans le  quartier de Kafar Soussé à Damas, et en banlieue, dans Hajar al-Aswad.    Dans la province de Deraa notamment, cinq civils ont été tués dans la  localité de Nawa, selon l’ONG.    Un militant se présentant sous le nom de Louaï Rachdane a affirmé à l’AFP  que les rebelles de "l’Armée syrienne libre ont attaqué à l’aube un immeuble  abritant la sécurité militaire, provoquant de nombreux dégâts".    "Les forces du régime ont alors riposté en bombardant violemment un  quartier de Nawa où se sont réfugiés des rebelles", estimant à 40 le nombre  d’obus qui s’y sont abattus. Des militants ont fait état de "corps carbonisés  et d’autres sous les décombres".    Dans la province d’Idleb (nord-ouest), l’armée traquait les rebelles à Khan  Cheikhoune selon l’agence officielle Sana qui les qualifie de "terroristes".     "Equipés uniquement d’armes légères, ils (les rebelles) ne peuvent pas  résister face à une armée bien équipée et décidée à prendre d’assaut la ville",  a expliqué de son côté un militant qui se présente sous le nom de Noureddine  el-Abdo contacté par l’AFP via Skype.    Jeudi, les violences ont fait au moins 90 morts, dont 63 civils, selon  l’OSDH, une organisation basée au Royaume-Uni qui s’appuie sur un réseau de  militants et de témoins.    Il est impossible d’obtenir un bilan de source indépendante depuis que  l’ONU a cessé fin 2011 de comptabiliser les victimes du conflit syrien.
 
 
 

Algerie – ennaharonline

 
 
 
 

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