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Syrie: Washington exhorte Assad et l'opposition à oeuvrer à une transition

Les Etats-Unis ont exhorté mardi le  régime du président syrien Bachar al-Assad et la rébellion à oeuvrer à une  transition du pouvoir en Syrie et se sont engagés à accélérer leur soutien à  l’opposition.   "Il n’est pas trop tard pour que le régime d’Assad commence à programmer  une transition qui permette de trouver un moyen de mettre fin à la violence", a déclaré la secrétaire d’Etat Hillary Clinton lors d’un point presse, ajoutant  que le "rythme des évènements s’accélérait en Syrie".    Washington et les Occidentaux martelaient depuis des semaines que le chef  de l’Etat syrien "devait partir" et qu’il serait de toute façon exclu d’une  éventuelle période de transition.    La chef de la diplomatie américaine a répété que depuis l’échec le 19  juillet à l’ONU d’une résolution à laquelle la Russie et la Chine ont opposé  leur veto, les Etats-Unis travaillent dorénavant "en dehors du Conseil de  sécurité" pour envoyer "un message clair de soutien à l’opposition".    "Nous devons travailler étroitement avec l’opposition parce qu’elle gagne  de plus en plus de terrain", a-t-elle constaté, confirmant que son pays  fournissait une "assistance non létale" à la rébellion, c’est-à-dire des  "moyens de communication" et de "l’aide humanitaire".    Mais la secrétaire d’Etat a également mis en garde les rebelles "de mieux  en mieux organisés". Ils "doivent se préparer à commencer à oeuvrer à un  gouvernement intérimaire. Ils doivent s’engager à protéger les droits de tous  les Syriens, de tous les groupes syriens. Ils doivent sécuriser les armes  chimiques et bactériologiques détenues par le régime", a prévenu Mme Clinton.   Les rebelles ont accusé mardi la Syrie d’avoir transféré des armes  chimiques près de ses frontières, au lendemain de la menace de Damas de s’en  servir en cas "d’agression extérieure".  Les combats semblaient mardi se concentrer à Alep, la capitale économique,  et l’armée continuait à conforter ses positions à Damas au terme d’une semaine  de combats intenses avec les insurgés.   Mme Clinton a également mis en garde l’opposition, si elle arrive au  pouvoir, de ne pas engager d’éventuelles représailles contre les dirigeants  déchus. La porte-parole du département d’Etat Victoria Nuland a plaidé pour  l’unité, "dès le lendemain" d’une éventuelle chute du régime d’Assad.    "Notre message à toutes les forces en Syrie c’est +une Syrie pour tous les  Syriens+. C’est une Syrie qui doit protéger les droits de l’homme, la dignité,  la démocratie pour tous. Quiconque qui se prévaut de se battre au nom du peuple  syrien doit le faire dans ce sens-là", a insisté Mme Nuland   Le Conseil national syrien (CNS), principale instance de l’opposition a  affirmé mardi qu’il reviendrait à un opposant de superviser une future  transition et non à une "personnalité du régime" comme l’avait déclaré plus tôt  à Beyrouth un membre du CNS.   Le CNS a prédit l’effondrement tout proche du régime, pendant que Damas  rejetait une proposition arabe d’un départ négocié du président Assad.  Fin juin, France, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Russie et Chine étaient  tombés d’accord le 30 juin à Genève sur le principe d’un gouvernement de  transition avec des représentants du régime actuel et des opposants, mais  réclamer explicitement que M. Assad s’en aille.
 
 

Algerie – ennaharonline

 

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