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Tchad: ouverture d'un sommet sur le développement durable, la pauvreté et le climat

Le président tchadien Idriss Déby Itno  a ouvert samedi à N’Djamena un sommet réunissant les dirigeants de plusieurs  pays d’Afrique de l’ouest, de l’est et centrale confrontés aux défis de la  pauvreté et de la sécheresse.    Le sommet abordera notamment la question du stockage de l’eau dans les pays  du Sahel et d’Afrique de l’ouest, "une préoccupation majeure pour nos pays de  plus en plus victimes de changement climatique", a estimé M. Déby.    "Il est absolument nécessaire pour nous d’assurer une meilleure maîtrise de  l’eau, d’améliorer la productivité de nos terres arables et de mettre en place  des mécanismes de stockage appropriés et efficaces", a-t-il ajouté.    Trois organisations sous-régionales se sont données rendez-vous à  N’Djamena: le Comité permanent inter-Etat de Lutte contre la Sécheresse au  Sahel (CILSS), l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) et l’Agence Panafricaine de  la Grande Muraille verte. Ce sont des "organisations complémentaires visant la  gestion efficiente de nos ressources naturelles et pour un développement  durable en faveur des populations africaine", a indiqué le président tchadien.    Le président malien de transition Dioncounda Traoré et son homologue  soudanais Omar el-Béchir étaient arrivés dès vendredi soir à N’Djamena, ainsi  que le Premier ministre burkinabè Adolphe Tiao. Les autres pays sont  représentés par des ministres.    La Cour pénale internationale (CPI), qui recherche M. Béchir pour crimes de  guerre, crimes contre l’humanité et génocide au Darfour (ouest du Soudan), a  lancé à plusieurs reprises des appels au Tchad pour faire arrêter le président  soudanais.    Mais depuis le rapprochement politique amorcé en janvier 2010 entre Tchad  et Soudan, N’Djamena a régulièrement ignoré les appels de la CPI, et Omar  el-Béchir s’est notamment rendu au Tchad lors des deux derniers sommets de la  Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD) en 2010 et en février dernier.    Le président tchadien a rappelé que ce sommet a lieu au moment où le Mali  "vit la plus grave crise de son histoire". "J’exprime ma plus grande solidarité  au président Dioncounda Traoré et au peuple frère malien qui a subi des  épreuves d’un autre âge", a-t-il dit.    Evoquant l’engagement militaire du Tchad, qui a perdu au moins 36 soldats  dans l’intervention lancée en début d’année contre les groupes islamistes armés  occupant le nord du Mali, M. Déby a affirmé: "Mon pays le Tchad se réjouit  d’avoir apporté, au prix de sacrifices suprêmes, sa solidarité au peuple frère  malien". 

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