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Tébessa : Elle assassine son mari avec l’aide de son amant… Le verdict tombe !

Algérie – Le tribunal criminel près la cour de Tébessa a prononcé, hier lundi, la peine de mort à l’encontre d’une femme « B.S », âgée de 30 ans pour avoir tué son mari et caché son corps. Son amant B.A » âgé  de 50 a écopé de la même peine à l’issue du procès pour son implication dans ce crime.

L’affaire remonte au 14 octobre 2015 suite à l’appel du père de la victime qui a alerté la police. Le crime a eu lieu dans le domicile familial de la victime dans la commune El Djorf à Tébessa. L’intensification des investigations de la brigade anti-criminalité a permis l’arrestation de l’épouse et son amant, impliqués dans ce meurtre avec préméditation.

Lors du procès, l’accusée principale a reconnu les faits qui lui sont reprochés et a avoué qu’elle était en relation avec son amant depuis plus de trois ans. Elle a avoué aussi avoir juste donné à son mari un somnifère dans un verre pour pouvoir l’entrer à la maison. Cependant, elle a nié complètement avoir tué son mari, bien au contraire elle accuse la victime d’avoir tenté de les massacrer pour sauver son honneur : Lors de son réveil, il a été surpris de découvrir cet homme à la maison …il avait tenté de nous tuer. Il avait eu recours à son  fusil de chasse pour se débarrasser de nous. Mon amant était en situation de  » légitime défense » .

Pour l’empêcher à commettre le forfait, il avait juste lancé une pierre et il s’est défendu », rapporte, t-elle. Son amant a indiqué, plutôt, que « la femme a tiré une balle contre son mari ». Le lendemain, elle a appelé son frère pour lui demander une quantité de matériaux de construction, sable et ciment…Elle avait mis le corps de la victime dans un cercueil en bois à l’intérieur du garage de la maison avec l’aide de son complice après l’avoir revêtu de ciment.

Auparavant, l’accusée avait inventé une histoire fabriquée de toutes pièces pour convaincre la famille de la victime, en l’occurrence son père que son mari était en voyage en Tunisie. Elle raconte qu’Il avait quitté la maison le 14 octobre dernier en possession de son passeport et une somme d’argent. Et qu’elle reçoit seulement ses messages par téléphone… Après une enquête plus approfondie, une technique a été utilisée pour accéder aux messages texte pour découvrir que ces derniers venaient du quartier d’El-Djorf, juste à côté de la maison. Une autre enquête menée par la police a révélé également que la victime n’avait pas quitté le territoire national.
Lors du réquisitoire, le représentant du parquet avait requis la peine de mort pour les deux accusés sans aucune circonstance atténuante car, a-t-il considéré, ce crime crapuleux, qui a choqué l’opinion publique était injustifiable.

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