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Tension Novo Nordisk/CNAS : Menace sur 2 millions de diabétiques !

Algérie – “Si notre médicament n’est pas remboursé par la Sécurité sociale, nous cesserons d’investir en Algérie.”

C’est la menace directe qu’a lancé le directeur de Novo Nordisk Maghreb, Jean-Paul Digy lors d’une conférence de presse tenue hier dimanche 14 octobre. L’objet du mécontentement du laboratoire Danois est le fait que la CNAS refuse d’inclure dans la nomenclature des produits pharmaceutiques remboursables, du seul analogue du GLP-1 – une nouvelle classe d’antidiabétiques, alternative à l’insuline (diabète de type 2), ayant obtenu l’AMM (autorisation de mise sur le marché national)-.

Une classe que les praticiens spécialistes, de par le monde, recommandent de favoriser en premier recours. Que ce soit pour son efficacité ou pour son coût.

“Nous nous engageons à produire ce traitement localement s’il est pris en charge par la Sécurité sociale”. C’est ce qu’a promis le responsable du groupe pharmaceutique danois. Ce dernier estime illogique de continuer à consentir de gros investissements dans le pays sans pouvoir faire aussi des bénéfices.

Les chiffres et positions de la Société de diabétologie 

Le Président de la société diabétologie, le professeur Mourad Semrouni conforte le plaidoyer du Laboratoire Danois. Il se fonde, en cela, sur le consensus international sur la gestion de l’hyperglycémie chez les patients atteints de diabète de type 2. Ce dernier a été rendu public le 5 octobre dernier, à Berlin, par les associations américaine et européenne. Il s’agit d’une sorte de feuille de route sur les nouvelles stratégies thérapeutiques à adopter par les praticiens spécialistes. Et qui favorise le recours à la classe des agonistes du GLP-1 en première intention. 

Pour le Pr Mourad Semrouni, le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale s’entête à contredire les praticiens spécialisés en matière de service médical rendu de tel ou tel traitement. “Depuis dix ans, aucune innovation thérapeutique n’a été introduite dans le pays pour les diabétiques”, a-t-il regretté.

En chiffre ce dernier, indique qu’un patient mis sous insuline coûte entre 45 000 et 60 000 DA par mois. Alors que le malade traité par des antidiabétiques oraux revient entre 7 000 et 10 000 DA pendant la même période. Ainsi, “Si l’on considère l’approche pharmacoéconomique, il sera plus rentable de recourir à des traitements plus efficaces. Et peut-être plus chers à l’unité, mais qui réduisent la dépense par patient guéri”, a-t-il développé.

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