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Terrorisme : L’idéologie et le financement comme nouveaux fronts de lutte

Algérie – Si la lutte sécuritaire a pu sauver l’Algérie de la dislocation de l’Etat, le discours extrémiste et son financement sont désormais les deux fronts qui, de l’avis de nombreux observateurs, doivent être ouverts.

D’autant que si les maquis sont surveillés et nettoyés par les services de sécurités, les idées et les discours extrémistes qui les alimentent continuent à se propager dans la société.

« L’Algérie fait objet d’une campagne d’idées destructrices, sectaires et extrémistes ». C’est le constat que faisait dimanche, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aissa, lors d’une intervention.

Pour lui, « l’Algérie est ciblée dans sa foi, dans son islam médian. Et ce, par une farouche campagne tendancieuse et organisée visant ses valeurs religieuses ».

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L’extrémisme 2.0 s’invite dans la société

Les discours extrémiste empruntent plusieurs canaux pour se diffuser. De nos jours, les réseaux sociaux sont particulièrement utilisés à cette fin.

Ainsi, selon Le ministre des affaires religieuses, « des parties non identifiées sont derrière cette campagne médiatique. Cette dernière vise la propagation, via les réseaux sociaux, d’idées qui n’ont aucun rapport avec les valeurs religieuses de la société algérienne ». « Nous avons peur de ces sources, dont on ne connaît pas les origines », déclare-t-il encore.

Afin d’y faire face, le ministre a invité les imams à une conférence. Cette dernière portera sur « Le développement technique et son impact sur la connaissance  et le savoir ». Cette dernière sera consacrée, entre autres, aux moyens de lutte contre les courants radicaux sur les réseaux sociaux.

L’autre front : Le financement 

Hier lundi, l’Algérie a plaidé pour la mise en place en Afrique d’une « stratégie cohérente » de lutte contre le financement du terrorisme dans ses différentes dimensions. C’est le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel qui en a fait état. Il s’exprimait lors de la réunion de haut niveau sur la lutte contre le financement du terrorisme en Afrique.

Le ministre des Affaires étrangères a souligné, également, « un besoin certain de cerner davantage l’évolution permanente des méthodes, mécanismes, procédés et canaux utilisés autant par les groupes terroristes que les groupes criminels pour déplacer et faire circuler leur argent ».

S’agissant de l’Afrique, il a fait savoir que « cette réalité s’affirme sur le terrain chaque jour un peu plus ». Il a ajouté que « l’intéressement financier remplace de plus en plus la conviction idéologique dans les processus et campagnes de recrutement menés par les groupes terroristes ».

 

 

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