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Thaïlande: le fondateur des chemises jaunes condamné à 20 ans de prison

   

    Un magnat de la presse thaïlandais et  fondateur du mouvement monarchiste des "chemises jaunes", l’une des  personnalités les plus controversées du royaume, a été condamné mardi à 20 ans  de prison pour fraude.    Sondhi Limthongkul, qui a déjà échappé à une tentative d’assassinat, avait  mené des mouvements de masse contribuant à la chute de son ennemi intime,  l’ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra, renversé en 2006 par un coup d’Etat  militaire.    La cour criminelle de Bangkok l’a jugé coupable de falsification de  documents pour l’obtention d’un prêt d’environ 1,1 milliard de bahts (36  millions de dollars) au bénéfice de son empire médiatique ASTV/Manager, une  affaire qui remonte aux années 1990.    Les "jaunes", ou Alliance populaire pour la démocratie (PAD), s’étaient  imposés au milieu des années 2000 comme une force politique majeure.    Outre Thaksin, ils ont contribué à faire chuter deux gouvernements dirigés  par ses alliés après le coup d’Etat. Fin 2008, ils avaient bloqué les deux  aéroports de Bangkok pendant plusieurs jours, à la plus grande colère de  centaines de milliers de touristes.    Les "jaunes", qui ont prêté allégeance au palais royal, ont pour autant  perdu de leur force de frappe ces derniers temps. La soeur de Thaksin est  devenue Première ministre après les élections de juillet 2011 sans qu’ils ne  reprennent pour autant de la vigueur.    En 2009, la voiture de Sondhi avait été criblée de balles mais il s’en  était miraculeusement sorti.    La Thaïlande est dominée depuis 2005 par des mouvements de masse, derrière  lesquels se dessine un fossé béant entre les élites de la capitale réunies  derrière le palais, l’armée et les hauts-fonctionnaires, et les masses rurales  du nord et du nord-est du pays.    Ces dernières sont représentées par les adversaires des "jaunes", les  "chemises rouges" pro-Thaksin.    Le conflit politique avait atteint son paroxysme lors de l’occupation de  Bangkok par les "rouges" pendant deux mois, au printemps 2010. L’armée les  avait finalement délogés par un assaut militaire. La crise, la plus violente de  la Thaïlande moderne, avait fait 90 morts et plus de 1.900 blessés.
  
 
 
 
 
 
 
 Algérie- ennaharonline

 
 
 

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