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Tripoli s'est opposée à la création d'une unité pour protéger l'ONU en Libye

    
       La Libye a refusé que l’ONU déploie des  gardes chargés de protéger son personnel et ses installations dans le pays, ont  indiqué lundi des diplomates.    Le Conseil de sécurité avait donné en novembre son feu vert au secrétaire  général de l’ONU Ban Ki-moon pour envoyer une unité spéciale de 235 hommes afin  de protéger le personnel et les installations de l’ONU sur place en raison de  l’insécurité croissante dans le pays.    Le gouvernement libyen avait tout d’abord donné son accord mais est ensuite  revenu sur sa décision, cette initiative étant considérée par certains comme  une ingérence.    "Il semble qu’il ne sera désormais pas possible de le faire", a déclaré à  la presse l’ambassadeur britannique Mark Lyall Grant.    La mission de l’ONU en Libye (UNSMIL) compte quelque 200 personnes. "Pour  l’instant ils ne sont pas très bien protégés, le Conseil de sécurité prend  cette situation très au sérieux et nous attendons une autre proposition",  a-t-il ajouté.     Dans la lettre où il proposait au Conseil la création de la garde, M. Ban  soulignait que le personnel de l’ONU en Libye était "sous une menace accrue  d’attaque" en raison des tensions à Tripoli et "du manque de forces de sécurité  nationale fiables". Il mettait en garde contre des "extrémistes qui sont  hostiles au personnel étranger".    Les ambassades étrangères ont renforcé leur sécurité à la suite de  l’attaque contre le consulat américain à Benghazi, qui avait fait quatre morts  dont l’ambassadeur américain en septembre 2012. L’ambassade de France et celle  des Emirats arabes unis à Tripoli ont depuis lors été prises pour cible.    Dans une déclaration adoptée lundi, le Conseil a exprimé sa "vive  inquiétude devant la dégradation de la sécurité et l’aggravation des  dissensions politiques en Libye".    Le Conseil a aussi "condamné les mauvais traitements et les actes de  torture, certains ayant entraîné la mort, qui ont cours dans des centres de  détention illégaux en Libye". Le Conseil souligne encore "qu’il faut d’urgence  renforcer les institutions militaires et policières en Libye (et) soutient les  efforts que font les forces de l’Etat pour rétablir la sécurité publique sur  tout le territoire libyen". 

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