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Tunis: 4.000 manifestants réclament la démission du gouvernement

  •    "Démission du Premier ministre, Assemblée constituante, Indépendance de la justice", "Dissolution du Parlement", "Système parlementaire", "La Tunisie est à nous et pas aux autres, non à l’ingérence française", pouvait-on lire sur des banderoles au milieu d’une multitude de drapeaux tunisiens.
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  •    "Le peuple veut faire tomber le gouvernement", criait un jeune monté sur un lampadaire dont le slogan était repris par la foule.
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  •    "Je suis venue manifester car depuis la chute de Ben Ali rien n’a changé, c’est un gouvernent de corrompus", a expliqué une jeune femme sous couvert de l’anonymat.
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  •    La manifestation se déroulait sans violences. Des hélicoptères tournoyaient dans le ciel, deux blindés de l’armée étaient déployés sur la place que policiers et militaires surveillaient de loin.
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  •    Elle avait commencé en fin de matinée sur l’avenue Habib Bourguiba, haut lieu de la contestation qui a provoqué la chute du président Zine El Abidine Ben Ali. "Gouvernement de Ghannouchi dégage", scandaient les manifestants en faisant le geste de la main.
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  •    "La population veut la chute du régime", "La population doit se révolter contre les vestiges de l’ancien régime", "Génération de colère, génération qui a provoqué la révolution", criaient les manifestants rassemblés après un appel lancé sur Facebook.
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  •    "Nous sommes contre l’Etat de Ghannouchi parce que notre révolution n’a abouti à rien avec ce Ghannouchi, cette équipe de Ben Ali n’a rien changé. Le RCD (Rassemblement constitutionnel démocratique, ex-parti au pouvoir) existe toujours même s’ils ont promis de le dissoudre après sa suspension. C’est du bluff", a déclaré Samia Mahfoudh, enseignante de 50 ans.
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  •    "Ils nous prennent pour des dupes. Tous les membres du Parlement et des conseils de région ont été élus par l’ancien régime, la Constitution a été réformée par l’ancien régime. Le RCD veut semer la terreur", a dit de son côté Sami Ben Moumen, médecin de 30 ans.
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  •    Mohamed Ghannouchi a été le Premier ministre de Ben Ali de 1999 jusqu’à sa chute le 14 janvier sous la pression populaire.
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  •    Après la formation, le 17 janvier, d’un gouvernement d’union nationale dans lequel l’équipe sortante avait conservé la majorité des postes, des milliers de personnes avaient manifesté quotidiennement pour obtenir leur démission. Sous la pression de la rue, M. Ghannouchi avait remanié le gouvernement de transition épuré des principaux caciques de l’ancien régime le 27 janvier.
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  •    Depuis, des élections libres ont été annoncées d’ici six mois. Une commission a été nommée pour préparer les élections tandis que plusieurs partis d’opposition ont réclamé l’élection d’une Constituante et la création d’un comité de sauvegarde de la révolution.
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  • Ennaharonline

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