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Tunisie: affrontementes entre la police et des vendeurs ambulants à Bizerte

Des affrontements ont opposé mardi à l’aube  à Bizerte, au nord de la Tunisie, des vendeurs ambulants et la police qui a  procédé à des tirs de lacrymogènes, a indiqué à l’AFP le porte-parole du  ministère de l’Intérieur Mohamed Ali Aroui.    Furieux contre la décision du gouverneur régional de démanteler les  étalages anarchiques dans les rues du centre-ville, des vendeurs ambulants ont  attaqué la police par des jets de pierres et de cocktails Molotov. Les forces  de l’ordre ont riposté par des tirs de lacrymogènes, a expliqué M. roui.    Selon des médias tunisiens, un homme de 73 ans est mort étouffé par les gaz  lacrymogènes.    "On a été informé qu’un vieil homme est décédé ce matin dans un taxi à  Bizerte et une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de sa mort", a  indiqué M. Aroui sans pouvoir confirmer un lien entre ce décès et les  affrontements.    D’après un témoin interrogé par l’AFP, les commerces classiques n’ont pas  ouvert dans le centre de Bizerte mardi de peur de nouveaux heurts. Selon lui,  la police est intervenue lorsqu’en pleine nuit des dizaines de vendeurs  ambulants ont installé sans autorisation leurs étalages.    Le commerce informel était contrôlé avant la révolution par le clan des  Trabelsi, la famille de l’épouse du président déchu Zine El Abidine Ben Ali.  Son ampleur restait cependant assez limitée.    Après la chute de ce régime, les étalages anarchiques de marchandises et  les fripes se sont multipliés et étaient largement tolérés par les policiers,  le chômage et la pauvreté ayant été des facteurs clé du soulèvement de décembre  2010-janvier 2011. Cette révolte avait été déclenchée par l’immolation par le  feu d’un vendeur ambulant à Sidi Bouzid (centre-ouest) excédé par les brimades  policières et la misère.    Selon des statistiques officielles, près d’un quart de la population vit  sous le seuil de pauvreté et le chômage touche environ 17% de la population  active.    La reprise de l’économie tunisienne reste minée par les difficultés  économiques de la zone euro, une interminable crise politique et des vagues de  violences successives qui déstabilisent le pays.   

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