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Tunisie: début du procès des dirigeants du mouvement social à Gafsa

  •    Une trentaine de personnes sont rejugées, parmi lesquelles Adnane Hajji, syndicaliste et porte-parole du mouvement de contestation qui a secoué cette région en 2008 sur fond de chômage et de corruption.
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  •    La Chambre criminelle près de la Cour d’appel de Gafsa a renvoyé l’affaire au 3 février, "afin de permettre la présence de l’un des prévenus empêché pour raisons de santé, suite à une maladie constatée antérieurement à son arrestation", a-t-on indiqué de source judiciaire.
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  •    Selon la défense, il s’agit de Bechir Laabidi, un des meneurs condamnés à dix ans de prison, actuellement hospitalisé à Tunis pour cause de tuberculose.
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  •    La Cour a refusé de donner suite aux demandes de mise en liberté présentées par certains avocats", 21 prévenus comparaissant en état d’arrestation, a ajouté la source judicaire.
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  •    Ce procès en appel fait suite à des condamnations de première instance allant jusqu’à dix ans de prison lors d’un procès entaché d’irrégularités, selon la défense, le 11 décembre à Gafsa.
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  •    Sur un total de 38 inculpés, le tribunal avait relaxé cinq prévenus et condamné deux autres par défaut, en l’occurrence le Franco-Tunisien Mohieddine Cherbib, coordinateur d’un comité de soutien aux habitants de Gafsa en France et l’opposant Fahem Boukaddous, correspondant de la chaîne dissidente Al-Hiwar.
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  •    Trente-trois des prévenus ont été jugés coupables "d’entente criminelle portant atteinte aux personnes et aux biens" et "rébellion armée", lors des violences ayant nécessité un déploiement de l’armée après la mort par balles le 6 juin d’un manifestant à Redeyef, près de Gafsa.
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  •    Des observateurs syndicalistes et avocats de France, d’Algérie et du Maroc étaient présents à l’ouverture du procès en appel mardi, ont indiqué des avocats joints par l’AFP à Gafsa.
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  •    Selon Me Chokri Belaid, la défense a notamment demandé des expertises médicales pour 25 détenus se disant victimes de mauvais traitements.
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  •    Des avocats avaient dénoncé le déroulement du procès de première instance qualifié de "parodie de justice", les prévenus n’ayant pas été entendus et la défense n’ayant pas plaidé, selon eux.
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  •    L’agitation sociale dans le bassin minier de Gafsa, producteur de phosphate, avait donné lieu durant le premier semestre de 2008 à des manifestations contre le chômage, le coût de la vie, la corruption et le népotisme.
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  •    Le mouvement avait été déclenché en janvier par le trucage d’un concours d’embauche à la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), premier employeur de la région au taux de chômage très élevé.
  • Ennaharonline/ AFP

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