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Tunisie: des étudiants exclus de l’université, en grève de la faim depuis 45 jours

  •    "Notre seule demande est d’être réadmis à l’université", ont indiqué à l’AFP ces étudiants visiblement affaiblis répétant en coeur: "les études ou la mort".
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  •    Allongés sur des matelas à même le sol dans le petit local quasi-insalubre de leur syndicat, sous contrôle policier, ils disent avoir "épuisé tous les recours, frappé en vain à toutes les portes", avant d’entamer une grève de la faim "illimitée".
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  •    Agés de 23 à 27 ans, ces étudiants sont quatre élus syndicaux renvoyés de leurs facultés à Tunis et à Mahdia (centre-ouest). Ils ont été rejoints le 13 février par un cinquième gréviste, réclamant lui la libération de son frère étudiant, emprisonné après des troubles sociaux dans la région de Gafsa (sud-ouest).
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  •    Des médecins se sont alarmés d’une "grave détérioration" de l’état de santé des grévistes, recommandant l’arrêt de la grève et une hospitalisation urgente pour "risque de complications irréversibles".
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  •    S’inquiétant de cet état, la Ligue des droits de l’Homme a demandé la réintégration des exclus et averti le pouvoir contre "le danger d’ignorer" l’affaire.
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  •    Le syndicat des étudiants grévistes, l’UGET, en conflit avec le ministère alors qu’il va tenir son 25e congrès, recense 39 exclus et cinq emprisonnés pour activités syndicales.
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  •    "Leur seul crime est d’avoir agi en élus syndicaux", affirme le syndicat, accusant le ministère d’avoir organisé des renvois "arbitraires" par des "conseils de discipline illégaux".
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  •    Les autorités ont démenti "des allégations sans fondement" et affirmé que les renvois ont été décidés par des conseils de discipline "réguliers", écartant "toute possibilité d’intervention du ministère".
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  •    Ces étudiants ont été interdits d’université pour "violences verbales et physiques", pour avoir séquestré un doyen et empêché l’accès aux salles de cours, a-t-on indiqué de source gouvernementale.
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  •    "Ils ne peuvent se prévaloir de leur statut de syndicalistes pour se livrer à des comportements illégaux et moralement inacceptables", a-t-on ajouté.
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  • Ennaharonline/ AFP

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