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Tunisie: la torture, "pratique d'Etat"

  • L’arrivée au pouvoir du président Ben Ali en 1987 a marqué un "basculement", affirme-t-il. L’appareil sécuritaire y tient désormais une place centrale et le régime y puise pour constituer ses élites, ce qui en fait "une nouvelle forme de méritocratie", selon lui.
  • "La torture est institutionnalisée" en Tunisie, a également affirmé Sihem Bensedrine, journaliste tunisienne de 58 ans et militante des droits de l’Homme. "Sous Bourguiba, on torturait dans les sous-sols du ministère de l’Intérieur. Maintenant, ça se fait partout, dans le plus petit commissariat", a ajouté l’opposante.
  • Dénonçant un "procès politique", l’avocat de l’accusé, Me Olivier Salichon, a affirmé hors audience que M. Ben Saïd, qui réfute les charges qui pèsent contre lui, était un "pion" utilisé par les parties civiles "pour atteindre l’Etat tunisien".
  • Les faits reprochés remonteraient à 1996, dans un commissariat de Jendouba (nord-ouest de la Tunisie). La victime présumée, Zoulaikha Gharbi, une mère de cinq enfants âgée de 44 ans, affirme y avoir été partiellement dévêtue, suspendue à une barre métallique, insultée, pincée et griffée.
  • Selon Mme Gharbi, qui a déposé plainte en France en 2001, Khaled Ben Saïd, alors commissaire de police, serait le chef des tortionnaires qui auraient tenté de lui soutirer des renseignements sur son mari, opposant au président tunisien Zine El Abidine Ben Ali.
  • C’est la deuxième fois qu’un étranger est jugé en France en vertu de la "compétence universelle", mécanisme prévu par la Convention des Nations unies sur la torture et inscrit dans le code pénal français en 1994. Le verdict est attendu lundi soir.
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  • Ennahar/ AFP

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