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Tunisie: l'arrestation du directeur d'un journal "étonne" et "choque

La détention du directeur d’un journal ayant publié en Une la photo d’une femme nue, "choque l’opinion publique" et  "étonne" les professionnels", ont indiqué vendredi dans un communiqué commun  des syndicats et des associations de presse en Tunisie.    "La décision de maintenir en détention Nasreddine Ben Saïda, directeur du  journal arabophone Ettounsia étonne ceux qui travaillent dans le secteur  médiatique et choque l’opinion publique, surtout qu’aucun journaliste n’a été  arrêté depuis l’indépendance (1956) pour avoir publié une photo de ce genre", a  précisé le communiqué.   Cette décision "est politique et vise à réprimer la liberté de la presse et  des journalistes", selon le texte signé par le Syndicat national des  journalistes tunisiens, le Syndicat général de la culture et des médias, le  Syndicat tunisien de la presse indépendante ainsi que l’Instance nationale pour  la réforme de l’information et de la communication en Tunisie.    Trois journalistes d’Ettounsia avaient été arrêtés mercredi pour atteinte  aux bonnes moeurs, et interrogés jeudi par le juge d’instruction Hamed Mzouri  au tribunal de première instance de Tunis.    Ce quotidien arabophone avait publié la photo d’une femme nue dans les bras du footballeur allemand d’origine tunisienne, Sami Khedira, milieu de terrain  du Real Madrid.    Les signataires du communiqué ont réclamé "la libération immédiate de M.  Ben Saïda, surtout que la décision de sa détention est illégale", et ont  demandé d’activer les lois relatives à la liberté de la presse "pour protéger  l’information libre après la révolution".    "Les médias sont appelés à rester neutres et à cesser de harceler les  magistrats et de tenter d’influer sur leurs décisions. Les temps où les juges  appliquaient les consignes sont révolus et les magistrats sont compétents et  n’obéissent qu’aux textes de loi et à leur conscience", a répondu le ministre  de la Justice Noureddine Bhiri sur la radio privée Mosaïque.»  "Personne n’est  au-dessus de la loi en Tunisie qui est, depuis la révolution du 14 janvier, un  vrai Etat de droit", a-t-il ajouté.

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