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Tunisie: Le chef de la diplomatie française en visite éclair à Tunis


 Le ministre français des Affaires  étrangères Laurent Fabius a entamé mardi une visite en Tunisie pour évoquer le  processus démocratique dans ce pays dirigé par les islamistes, avant un  prochain voyage du président François Hollande dans ce pays.    M. Fabius, accueilli à son arrivée à la mi-journée à l’aéroport de  Tunis-Carthage par son homologue tunisien Othman Jarandi, doit s’entretenir  avec le chef du gouvernement Ali Larayedh, membre du parti islamiste Ennahda au  pouvoir.    Durant cette visite éclair, la première d’un chef de la diplomatie  française depuis l’arrivée au pouvoir de la gauche en mai 2012, M. Fabius  rencontrera le président de l’Assemblée constituante Mustapha Ben Jaafar  (Ettakatol, social-démocrate) et le président Moncef Marzouki, allié de gauche  dans la coalition au pouvoir dirigée par Ennahda.    Ces entretiens porteront sur "la relation bilatérale et nos prochaines  échéances", avait indiqué le porte-parole adjoint du Quai d’Orsay, Vincent  Floreani, alors qu’une visite du président François Hollande, initialement  annoncée pour mai, devrait se tenir début juillet, plus de deux ans après la  chute de Ben Ali.    M. Fabius "redira aux Tunisiens notre confiance dans le processus de  transition et notre solidarité dans cette phase cruciale de leur histoire",  selon M. Floreani.    "La France, qui est le premier partenaire de la Tunisie, ne ménage aucun  effort pour soutenir ce pays ami qui, depuis deux ans, a inspiré les  changements historiques à l’oeuvre dans le monde arabe", avait-t-il ajouté.    Mises à mal par le soutien apporté par la France au régime de Zine El  Abidine Ben Ali jusqu’à sa chute en janvier 2011, les relations entre Tunis et  Paris se sont nettement améliorées après l’arrivée de la gauche au pouvoir.    Le gouvernement tunisien a minimisé la portée des déclarations du ministre  de l’Intérieur Manuel Valls, évoquant en février un "fascisme islamique", mais  des rancoeurs subsistent et les médias tunisiens rappellent encore le silence  de la France face à la dictature de Ben Ali.    La France est le premier partenaire économique de la Tunisie, qui fait face  à une grave crise économique et sociale et à l’essor de groupes salafistes  violents pourchassés dans l’ouest du pays, à la frontière de l’Algérie.    La Tunisie est engagée dans un processus de transition difficile, la  rédaction de la Constitution a pris des mois de retard et aucune date  définitive n’a été fixée pour les prochaines élections. 

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