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Tunisie: le porte-parole des salafistes interpellé

Les forces de sécurité tunisiennes  déployées par centaines à Kairouan pour empêcher la tenue du congrès d’un  mouvement salafiste, Ansar Ashariaa, ont interpellé dimanche à l’aube le  porte-parole de cette organisation, selon des sources concordantes.     L’interpellation du porte-parole, Seifeddine Raïs, a été annoncée par  l’organisation salafiste jihadiste sur sa page Facebook, puis confirmée par une  source sécuritaire interrogée par l’AFP.    "Il a été interpellé à l’aube alors qu’il faisait un footing devant les  policiers", a indiqué la source policière, qui a qualifié le comportement de M.  Raïs de "provocation".    Des centaines d’agents des forces de l’ordre et des militaires ont été  déployés à Kairouan et aux entrées de la ville pour empêcher coûte que coûte la  tenue du congrès d’Ansar Ashariaa, un rassemblement interdit par le  gouvernement qui l’a qualifié de "menace" pour la sécurité de la Tunisie.    Le dispositif est particulièrement imposant sur la place face à la mosquée  Oqba ibn Nafaa, où Ansaar Ashariaa compte rassembler dimanche après 15H00 GMT  les 40.000 partisans qu’il revendique.    Partout en ville, des véhicules des forces de l’ordre patrouillent, sirènes  hurlantes, avec à bord des agents cagoulés. Les policiers procèdent aussi à de  nombreuses fouilles de véhicules.    Ansar Ashariaa, une organisation salafiste jihadiste, a juré de maintenir  son congrès malgré son interdiction, laissant craindre une confrontation.    La Tunisie a vu depuis la révolution de 2011 se multiplier les violences  orchestrées par la mouvance salafiste. Le pays est aussi déstabilisé par une  profonde crise politique et le développement des conflits sociaux face à la  misère.    Le parti islamiste au pouvoir Ennahda a longtemps été accusé de laxisme  pour avoir toléré les groupuscules salafistes jihadistes. Il a cependant  considérablement durci sa position après que seize militaires et gendarmes ont  été blessés fin avril-début mai par des mines posées par des groupes armés liés  à Al-Qaïda traqués à la frontière avec l’Algérie. 

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