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Tunisie: les jihadistes organisent un congrès dimanche à Kairouan

Des milliers de personnes sont attendues  dimanche au congrès annuel d’un groupe radical salafiste à Kairouan, dans le  centre de la Tunisie, a indiqué mercredi à l’AFP un dirigeant de ce mouvement,  Ansar Ashariaa.    "Nous tiendrons dimanche notre congrès et nous serons plus que 40.000  personnes à Kairouan", a affirmé Sami Essid, ajoutant que le rassemblement aura  lieu dans l’après-midi aux abords de la Grande mosquée Oqba Ibn Nafa de  Kairouan.    Le ministère de l’Intérieur, qui exige l’obtention d’une autorisation  préalable à toute activité publique des partis et associations, n’a pas fait  savoir si ce congrès à haut risque allait être autorisé.    "Nous sommes en train d’étudier la question", a indiqué à l’AFP le  porte-parole du ministère Mohamed Ali Aroui, sans plus de précision.    "Nous n’avons pas besoin d’une autorisation pour organiser notre meeting",  a cependant estimé M. Essid, un proche du chef d’Ansar Ashariaa Saif Allah Bin  Hussein, alias Abou Iyadh, recherché par la police depuis septembre pour son  implication présumée dans l’attaque contre l’ambassade des Etats-Unis  mi-septembre à Tunis.    Inscrit comme association non-gouvernementale lancé en avril 2011, Ansar  Ashariaa est le mouvement le plus radical dans la mouvance salafiste en  Tunisie, un courant de l’islam sunnite ayant émergé dans la foulée de la  révolution de janvier 2011.    Abou Iyadh, un vétéran d’Afghanistan ayant combattu avec Al-Qaïda, a menacé  dimanche dernier de faire la guerre au gouvernement dirigé par le parti  islamiste Ennahda qu’il accuse de mener une politique contraire à l’islam.    Les autorités ont récemment durci le ton face aux salafistes notamment les  jihadistes armés liés à Al-Qaïda dont plusieurs dizaines sont pourchassés par  l’armée dans l’ouest du pays, à la frontière algérienne.    Le ministre de l’Intérieur Lotfi Ben Jeddou, un indépendant, a menacé de  poursuivre "toute personne appelant au meurtre, incitant à la haine (…) ou  plantant des tentes de prêche", en allusion au dispositif utilisé par les  salafistes pour prêcher et diffuser leurs écrits. 

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