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Tunisie: les salafistes veulent étouffer l'opposition

 

      Des groupes salafistes veulent étouffer la  voix de l’opposition en Tunisie, a accusé lundi le dirigeant d’un mouvement  citoyen de gauche, Jawhar Ben Mbarek, empêché de tenir une réunion vendredi  puis agressé samedi pendant une tournée dans le sud du pays.     "Ces agressions répétées ont un seul objectif, vider la scène politique de  toute voix d’opposition. C’est dangereux non seulement pour les droits les plus  élémentaires mais aussi pour la transition démocratique", a précisé à l’AFP  Jawhar Ben Mbarek, le leader du réseau Doustourna, un mouvement citoyen  tunisien indépendant.    Il a estimé que "certaines déclarations des membres du gouvernement et de  l’Assemblée nationale constituante" favorisaient un climat de violence, sans  plus de précisions.    M. Ben Mbarek avait été agressé samedi pendant une réunion avec des jeunes  diplômés chômeurs près de Kebili (sud) par une quarantaine de jeunes âgés de 20  ans maximum, appartenant au courant salafiste, selon son témoignage. "Certains  cherchaient un couteau pour m’égorger", a-t-il affirmé lors d’une conférence de  presse.    "Nous somme en danger et nous devons unir nos rangs dans un seul front de  résistance pour les affronter" a lancé la cinéaste Salma Baccar, membre de  l’Assemblée constituante (ANC).    Le gouvernement provisoire et le mouvement islamiste Ennahda qui domine  l’ANC et dirige les ministères clés du pays "assument la responsabilité de la  violence dans le pays puisque ils ferment les yeux face aux actions de ceux qui  portent la bannière noire (des salafistes)", a renchéri un autre député de  l’ANC, Khemaïs Ksila.    Pour sa part, le chef historique du Parti Démocrate progressiste (PDP)  Ahmed Néjib Chebbi a appelé à un grand rassemblement le premier mai, date  célébrant la journée internationale du travail, pour défendre les liberté.    Outre des représentants de l’ANC et des partis politiques, des avocats et  des représentants d’associations non gouvernementales tunisiennes et étrangères  ont assisté à cette conférence et signé une pétition pour dénoncer "des  atteintes répétées aux libertés et aux droits fondamentaux".

 

   Algerie – ennaharonline

 

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