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Turquie et UE: France et Etats-Unis affichent leur désaccord

  •    "Sur l’objectif, on est d’accord (…), c’est que la Turquie puisse jouer tout son rôle de passerelle entre l’Orient et l’Occident", a déclaré le président français lors d’une conférence de presse commune à Caen (nord-ouest) avec son homologue américain, en prélude aux célébration du 65e anniversaire du Débarquement des Alliés en Normandie.
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  •    "Là où il y a une différence, c’est sur les modalités. La position traditionnelle des Etats-Unis, c’est l’intégration" dans l’UE, "la mienne, ce n’est pas l’intégration dans l’Union européenne", a-t-il ajouté.
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  •    Le président américain a reconnu que les Etats-Unis qui "ne sont pas membres de l’Union européenne", ne peuvent donc "dicter les modalités qui s’appliquent à l’entrée dans l’Union européenne".
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  •    "L’adhésion de la Turquie à l’Union européenne serait importante", a-t-il toutefois répété, en faisant valoir que Ankara est "un allié extrêmement important au sein de l’Otan".
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  •    "Ce que souhaitent les Etats-Unis c’est encourager les discussions, le processus qui permettrait à la Turquie de se sentir rassurée sur ses liens d’amitié avec la France, les Etats-Unis, avec l’ensemble de l’Europe", a précisé Barack Obama.
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  •    Il a relevé que Nicolas Sarkozy "appuie très vivement le travail mené par la Turquie au sein de l’Otan" et "s’intéresse à une intégration économique plus poussée". "Il faut communiquer un message aux musulmans de par le monde que nous souhaitons vivement leur participation dans une communauté mondiale, pacifique, prospère, intégrée sur le plan économique et qui se développe en intégrant tout le monde, pas seulement certains", a-t-il dit.
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  •    Le président français a rappelé qu’il avait proposé que "l’Europe, la Russie, la Turquie" réfléchissent "à la création d’un espace économique et de sécurité en commun". Avec les Etats-Unis, "nous avons une différence sur les modalités, nous n’avons pas de différence sur l’objectif" qui est "de faire de la Turquie un élément de pont entre l’Orient et l’Occident", a insisté le président français.
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  •    "J’ai dit au président Obama que pour moi il est très important que l’Europe ait des frontières parce que l’Europe c’est un élément de stabilisation du monde que je ne peux pas laisser détruire", a fait valoir Nicolas Sarkozy.
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  •    Déjà en avril, Barack Obama avait plaidé pour l’intégration de la Turquie dans l’UE. Nicolas Sarkozy avait répliqué qu’il appartenait aux pays membres de l’UE de décider.
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  • Ennaharonline/ AFP

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