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Un député sud-coréen condamné à 12 ans de prison pour trahison

Un député sud-coréen a été condamné lundi à  12 ans de prison pour trahison à l’issue de son procès, le premier du genre  pour un élu du Parlement depuis l’avènement de la démocratie au milieu des  années 1980.  Jugé aux côtés de six autres membres du Parti progressiste unifié, Lee  Seok-Ki, 52 ans, a également été condamné à dix années de privation de ses  droits civiques prenant effet à la fin effective de sa peine.  L’accusation avait requis vingt ans de réclusion à son encontre.   Après la levée de son immunité parlementaire, le député avait été inculpé  en septembre dernier en vertu de la Loi sur la sécurité nationale. Cet arsenal répressif en vigueur depuis la fin des années 1940 est  considéré par les associations de défense des droits de l’Homme comme une arme  pour étouffer le débat et museler l’opposition politique. Mais selon l’accusation, Lee avait réuni ses supporteurs en mai 2013, en  plein regain des tensions intercoréennes, en les appelant à préparer des actes de sabotage en Corée du Sud notamment contre le réseau ferroviaire en cas  de conflit ouvert avec la Corée du Nord. L’accusé "a fomenté une révolte et préparé des actes collectifs pour la réaliser", ont motivé les juges. Lee Seok-Ki a systématiquement clamé son innocence et dénoncé une "chasse aux sorcières" de l’agence du renseignement destinée à détourner l’attention médiatique d’un scandale l’éclaboussant. Plusieurs responsables de l’agence sont en effet soupçonnés d’avoir  orchestré une campagne de diffamation visant le candidat de l’opposition battu à la présidentielle de 2012. En 2002, Lee Seok-Ki avait été condamné à deux ans et demi de prison pour des activités antigouvernementales, avant de bénéficier d’une grâce  présidentielle.

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