En direct

Un influent religieux du Qatar déplore l'allégeance d'Al-Nosra à Al-Qaïda

 L’influent religieux qatari Youssef  al-Qaradaoui, proche des Frères musulmans, a appelé lundi le Front Al-Nosra à  renoncer à son allégeance à Al-Qaïda et à demeurer fidèle à l’Armée libre  syrienne (ASL). Dans un communiqué parvenu à l’AFP, l’Union internationale des ulémas musulmans, présidée par cheikh Qaradaoui, a déploré l’allégeance d’Al-Nosra à  Al-Qaïda, estimant qu’elle avait "déchiré les rangs des moujahidine" et avait  eu "des conséquences désastreuses pour la révolution syrienne". Le Front jihadiste Al-Nosra, en première ligne dans le combat contre le  régime syrien, avait annoncé le 10 avril son allégeance au chef d’Al-Qaïda  Ayman al-Zawahiri. Le communiqué de l’Union basée au Qatar appelle le Front Al-Nosra "qui a  fait ses preuves dans le jihad contre le régime inique de Damas", à demeurer  dans le giron de l’Armée syrienne libre afin de préserver l’unité" des rangs  des rebelles. Il avertit contre les "graves conséquences" de cette allégeance notamment  en Occident et estime qu’elle "va renforcer le régime de Damas, lui donner un  argument (contre les rebelles) et exposer le Front Al-Nosra à la vindicte des  pays occidentaux et orientaux". Le président syrien Bachar al-Assad avait déjà estimé le 17 avril que  l’Occident jouait avec le feu en finançant Al-Qaïda contre son régime après l’annonce de l’allégeance du Front Al-Nosra au réseau d’Ayman al-Zawahiri. Cheikh Qaradaoui, d’origine égyptienne, revendique une paternité dans les  mouvements de contestation du Printemps arabe qui ont balayé les anciens  régimes tunisien, égyptien et libyen. Il doit en partie sa célébrité à ses apparitions répétées sur la chaîne de télévision Al-Jazeera du Qatar, largement regardée dans les pays arabes et qui  a été la principale caisse de résonance des révoltes arabes. Ce religieux, comme son pays d’adoption le Qatar, est très proche des  régimes à dominante islamiste qui sont au pouvoir en Tunisie et en Egypte. Il est totalement engagé, tout comme Doha, au côté des rebelles syriens qui  tentent depuis plus de deux ans de renverser le régime de Bachar al-Assad en  Syrie.

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close