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Un rapport U.S. décrit la l'exécution controverse de Saddam

  • L’exécution de Saddam Hussein en Décembre 2006 a déclenché une controverse internationale après la vidéo filmée par un téléphone mobile est publiée sur Internet montrant des témoins le narguer, alors qu’il était sur le point d’être pendu.

    Les controverses a conduit alors l’ambassadeur des États-Unis, Zalmay Khalilzad, de commenter dans le câble publié que les partisans de Saddam utiliseraient l’exécution mal effectuée comme une excuse pour condamner, ce qu’il a appelé, un procès équitable.

    Le câble envoyé en Janvier 2007 et classé secret, a été l’un des nombreux rapports diplomatiques des États-Unis qui ont jusqu’à présent été publiés par le site Wikileaks sur une tranche de 250 000 qu’il dit avoir obtenu.

    Selon le câble, le procureur adjoint irakien Monqith « al-Faroun », lors d’une réunion avec M. Khalilzad, a décrit un gardien qui escortait Saddam à la plateforme d’exécution disant au président déchu d’"aller au diable", propos que Faroun dit réprimander.

    Faroun a dit qu’ensuite, il a vu les responsables irakiens, présents à l’exécution, ouvertement prendre des photos avec leurs téléphones mobiles, malgré le fait que ces appareils ont été interdits.

    L’avocat a ajouté que pendant que Saddam effectuait sa dernière prière avant d’être pendu, un témoin a crié: «Moqtada, Moqtada, Moqtada", en référence au chef radical chiite Moqtada al-Sadr qui s’est fait connaître après la chute de Saddam Hussein.

    Les images de téléphonie mobile, qui se sont répandues via Internet et vendues dans les rues de Bagdad les jours suivant l’exécution, ont montré un Saddam en colère mais composé sur une plate-forme d’acier dans une salle sombre, les mains liées et une rude corde de chanvre autour de son cou.

    Plusieurs membres du groupe chargé d’exécuter la pendaison chantaient, "Moqtada, Moqtada, Moqtada!" avant que Saddam soit vu tomber lorsque la trappe métallique s’ouvre sous ses pieds.

    Commentant l’incident, l’auteur du câble, dont l’identité n’est pas claire, a écrit, "Les pouvoirs publics irakiens (gouvernement de l’Irak) n’avaient pas un plan clair et coordonné pour contrôler les témoins et ont conduit une exécution à la hâte dans la confusion."

    Le rapport a noté que la liste des témoins irakiens pour l’exécution a changé "plusieurs fois avant l’exécution et à un certain moment comptait 20 à 30 du personne."

    Khalilzad a dit à Faroun, selon le rapport, que «les partisans de Saddam Hussein utiliseraient l’exécution comme une excuse pour condamner ce qui avait été un procès juste et équitable."
    Faroun a dit que les seuls témoins autorisés sont ceux qui sont requis par la loi: un procureur, un juge, un chef religieux et le directeur de la prison.

    «Ceci, a-t-il conclu, permettra d’éviter un comportement inacceptable et la controverse inutile", lit-on dans le rapport.

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  • Ennahar/ M. O.
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