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VIDEO – Assignation, financement de la campagne, MAK… Rachid Nekkaz s’exprime !

Algérie – Rachid Nekkaz, prétendant à la présidentielle, a affirmé ce mercredi qu’il déposerait son dossier de candidature dimanche 3 mars dans un entretien accordé à ALG24.

« Je me suis organisé pour prendre les devants. Nous avons dépassé les 60 000 signatures. Il n’y aura rien, aussi bien au niveau des signatures qu’au niveau du dossier administratif, qui nous empêchera de valider notre dossier auprès du Conseil constitutionnel », explique-t-il.

Et d’assurer, « cependant, on voit bien qu’il y a une volonté du régime algérien de saboter ma campagne et mon image, et de faire en sorte que je ne rencontre pas la population (…) Donc le 3 mars 2019 je serai bien au Conseil constitutionnel à 15h00 pour déposer mon dossier de candidature ».

Rachid Nekkaz, qui dit gêner certaines parties du pouvoir sans toutefois les nommer, a indiqué qu’il fait l’objet d’une assignation à résidence « illégale ». « Notre bureau (situé à Alger-centre) est encerclé par 70 policiers. Je suis placé en résidence surveillé illégale. On m’interdit d’aller à la rencontre des populations. On m’interdit de réunir les signatures dans toutes les communes d’Algérie », déplore-t-il.

Pour lui, ces personnes recours à ces méthodes par peur de poursuites judiciaires en cas de perte du pouvoir. En cas de victoire, ajout-il, Rachid Nekkaz promet une amnistie générale. « Dans notre programme présidentielle, nous avons prévu une loi d’amnistie qui va permettre à ces personnes de sortir par la grande porte. Ils peuvent donc dormir les yeux fermés », révèle-t-il.

Sur les manifestations que pourrait connaitre l’Algérie vendredi prochain, le candidat unique fait savoir qu’il prendra part même « depuis son balcon ». « Je serai très heureux de participer ce vendredi à partir d’Alger aux manifestations pacifiques contre le 5e mandat. Je ne sais pas si la police, qui est devant le bureau, me laissera sortir. En tout cas, je le ferai à partir de mon balcon en direct », poursuit-il.

Pour ce qui est du financement de sa campagne électorale, l’homme d’affaires dit ne pas vouloir d’aucun argent public. « Personne d’autre que moi financera ma campagne électorale. Je ne prendrai pas un centime de l’Etat algérien », confie Rachid Nekkaz.

Enfin, s’agissant d’une négociation du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) s’il emporte la présidentielle, Rachid Nekkaz affirme vouloir instaurer un « Etat de droit » sauf pour entité qui veut toucher à « la souveraineté » du pays.

« Que ce soit le Front islamique du salut (FIS), le RND, le FLN, le MAK, le TAJ ou le MJC que je représente, chacun aura le droit de s’exprimer et d’organiser des réunions. Mais, il y a une ligne rouge : on ne touche pas au drapeau algérien et on ne touche pas à la souveraineté algérienne », avance-t-il.

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