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Washington double son aide militaire "défensive" à l'opposition syrienne

 
 Les Etats-Unis ont franchi samedi un  nouveau pas dans leur soutien aux rebelles syriens en annonçant à Istanbul le  doublement de leur assistance directe et la livraison d’équipements militaires  défensifs, mais toujours pas les armes qu’ils réclame avec insistance.    Au terme d’une réunion de plus de six heures du groupe des onze pays Amis  de la Syrie, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a précisé que le montant  de cette aide aux opposants au président Bachar al-Assad atteindrait désormais  250 millions de dollars.    "Nous sommes aujourd’hui à un moment critique et c’est ce qui nous a amenés  ici", a justifié M. Kerry devant la presse. "Les enjeux en cause en Syrie ne  peuvent être plus clairs: l’utilisation d’armes chimiques, le massacre de la  population par des missiles balistiques et le recours à d’autre armes de  destruction massive", a-t-il détaillé.    "Ce conflit déborde maintenant des frontières (de la Syrie) et menace les  pays voisins", a insisté le chef de la diplomatie américaine, "le bain de sang  doit cesser".    M. Kerry n’a pas détaillé la nature des nouveaux équipements qui seraient  distribués aux opposants syriens mais précisés qu’ils iraient "au-delà des  rations alimentaires militaires et des kits d’aide médicale pour inclure  d’autres types d’équipements non-létaux".    Avant la réunion d’Istanbul, les médias américains ont affirmé que cette  aide pourrait comprendre des gilets pare-balles, des véhicules ou encore des  lunettes de vision nocturne.    Si elle est montée en puissance, l’aide américaine reste toutefois encore  loin des exigences de la rébellion, qui plaide depuis plusieurs mois pour la  livraison d’armes, seule solution seule elle pour faire pencher la balance  militaire et accélérer la chute du régime de Damas.    Juste avant de rencontrer ses ministres des Affaires étrangères, la  coalition de l’opposition a pressé les onze pays occidentaux et arabes qui la  soutiennent de mener des frappes aériennes ciblées pour détruire les bases de  missiles sol-sol Scud utilisés par le régime de Damas.    "Nous n’avons de cesse de dire qu’Assad tire ses missiles sur des zones  densément peuplées (…) sans conséquence pour lui. Répondre à ce problème par  de l’argent ne le résoudra pas", a souligné devant la presse Yaser Tabbara, le  porte-parole du Premier ministre intérimaire Ghassan Hitto.    Sans surprise, cette demande n’a pas été entendue. 

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