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Washington enquête sur un élu égyptien islamiste entré sur son territoire

Les Etats-Unis enquêtent sur la venue   cette semaine à Washington d’un élu égyptien appartenant à un mouvement qui   figure sur la liste noire anti-terroriste américaine, a-t-on appris vendredi au   département d’Etat.     Hani Nour El-Dine, membre du groupe salafiste égyptien Gamaa Islamiya, a pu   rencontrer de hauts responsables américains alors qu’il faisait partie d’une   délégation égyptienne.     "Nous nous penchons sur les circonstances de ce cas particulier", a indiqué   la porte-parole du département d’Etat, Victoria Nuland. "Quiconque obtient un   visa passe à travers toute une série de vérifications. Cependant, ces   vérifications dépendent de l’honnêteté des informations qui sont à notre   disposition au moment où l’on examine" un dossier, a-t-elle ajouté.       La Gamaa Islamiya a participé, en 1981, à l’attentat qui a coûté la vie au   président Anouar el-Sadate, aux côtés des militants du Jihad islamique égyptien.     Cette organisation figurant sur la liste anti-terroriste de plusieurs pays   occidentaux a aussi revendiqué le massacre de Louxor, qui a tué 62 personnes en   1997, en grande partie des touristes.       Son chef spirituel, le cheikh Omar Abdel Rahman, a écopé de la prison à vie   pour son implication dans un attentat à New York en 1993.     Tout membre d’une organisation terroriste figurant sur la liste de   Washington est interdit de territoire aux Etats-Unis et est susceptible d’être   expulsé en cas de découverte par les autorités.     Mme Nuland a confirmé que l’élu égyptien faisait partie d’une délégation   qui s’est rendue au département d’Etat, pour y rencontrer notamment le   secrétaire d’Etat adjoint William Burns.     Hani Nour El-Dine a indiqué au magazine Newsweek qu’il avait accepté le   visa américain en qualité d’élu de son pays "représentant un parti politique   qui a des élus et est un parti légitime".     "Je n’ai été personnellement impliqué dans aucune action violente ou de   terrorisme contre les Etats-Unis ou tout autre pays", s’est-il défendu.     "Les années que j’ai passées en prison étaient sous le régime de Moubarak,   à cause de motifs politiques qui n’avaient aucune base judiciaire", a-t-il   ajouté.  
 
 

Algerie – ennaharonline

 

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