Monde

Washington inquiet de l'expulsion de l'opposition du Parlement au Cambodge

       Les Etats-Unis se sont dits samedi  "très inquiets" de l’expulsion du Parlement cambodgien des 28 membres de  l’opposition, à quelques semaines des élections législatives, après la fusion  de leurs deux partis.    "Une telle décision va clairement à l’encontre de l’esprit d’un processus  démocratique sain", a déclaré la porte-parole du département d’Etat Jen Psaki  dans un communiqué.    Mercredi, les 28 élus appartenant aux deux partis d’opposition cambodgiens  ont été informés par une commission parlementaire qu’ils ne pouvaient plus  siéger, au motif que leurs formations ont fusionné en vue des législatives  organisées en juillet.    Le parlement cambodgien a adopté vendredi –en l’absence, donc, de  l’opposition– une loi controversée qui punit de deux ans de prison la négation  des crimes des Khmers rouges, un dossier qui s’est imposé au coeur de la  campagne électorale.    L’opposition a dénoncé dans le texte une manoeuvre d’abord politique, car  il fait suite à la récente publication, sur un site gouvernemental, d’un  enregistrement attribué à un député de l’opposition, Kem Sokha, qui semblait  remettre en cause l’existence de la prison de Tuol Sleng, à Phnom Penh, dans  laquelle 15.000 personnes ont été torturées avant d’être exécutées.    Kem Sokha a depuis affirmé que cet enregistrement était un montage pour  déformer le sens de ses propos. Et son parti, principal mouvement de  l’opposition, a accusé le pouvoir de vouloir "créer des problèmes politiques"  avant le scrutin du 28 juillet. 
   

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