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Wikileaks: ce que Bouteflika a dit sur les chefs de l'armée

  • Le Président Abdelaziz Bouteflika a souligné que l’armée algérienne respecter "absolument" l’autorité de la direction civile. « Ce n’est pas du tout comme la Turquie », a-t-il dit. Bouteflika a affirmé que l’armée a été contrainte de prendre des mesures drastiques au cours des violences des années 1990 afin de sauver le pays. Ce fut une période difficile, mais l’ordre constitutionnel a été rétabli. « La maison est maintenant ordonnée », a-t-il souligné, « et je peux vous dire que l’armée obéit à des civils. Il y’a une constitution tout le monde la respecte."
    Bouteflika a reconnu, toutefois, que les problèmes du passé hantent encore le pays. Il a cité la presse étrangère faisant référence à l’Algérie comme une dictature et a fait valoir que le terme est parfois utilisé avec légèreté. La Constitution algérienne a établi la primauté du droit. En 2004, il a été décidé qu’il n’y avait plus de "légitimité révolutionnaire". La seule légitimité est la constitution. "Tout le monde peut être candidat à une élection, conformément à la Constitution, même un général." Il fit une pause, puis sourit et dit, "Mais les généraux se rendent compte des difficultés et aucun n’a été candidat pour le moment."

    L’Egypte et le football

    Le Président Bouteflika a fait part de ses perceptions du nationalisme égyptien anti-algérien après le match de Novembre 18 comptant pour les qualifications pour la Coupe du Monde. Bouteflika a déclaré dans les médias égyptiens ont réagi de façon excessive à la situation et que l’Algérie n’avait pas l’intention de répondre. L’Algérie ne pouvait se permettre de confondre sa relation historique avec l’Egypte (passé, présent et futur) avec le résultat d’un match de football. L’Algérie et l’Egypte avaient un certain nombre d’intérêts politiques et économiques et que son pays n’avait pas envie d’avoir une crise politique à cause du résultat d’un match de football. Certains ont demandé à Bouteflika de répondre publiquement aux prétentions égyptiennes. "Je comprends, les Egyptiens répondent aux conditions locales », a-t-il dit, « mais nous ne prendrons pas la même direction». Le Secrétaire Général de la Ligue Arabe Amr Moussa, selon M. Bouteflika, a demandé à se rendre à Alger pour une médiation sur la question. Bouteflika a dit à Moussa qu’il n’y avait rien à discuter à Alger et a suggéré à ce dernier qu’il ferait mieux de tenter d’apaiser les tensions en travaillant avec le Caire pour calmer l’opinion égyptienne.

    Ennahar/ M. O.

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