En direct

Yémen: 26 soldats tués dans l'attentat suicide de Moukalla, 2 à Aden

     Au moins 26 soldats de la Garde  républicaine ont péri selon un médecin dans l’attentat suicide commis samedi à  l’entrée du palais présidentiel de Moukalla, dans le Sud-Est du Yémen, et  attribué à Al-Qaïda par une source militaire.    Lors d’un incident distinct simultané dans le Sud du Yémen, deux soldats  ont été tués et trois personnes, dont une femme, ont été blessées dans des  échanges de tirs pendant le démantèlement samedi à Aden d’un camp de toile  d’autonomistes sudistes, selon un nouveau bilan des sources médicales.    A Moukalla, "six soldats ont succombé à leur blessure", a indiqué un  médecin de l’hôpital Ibn Sina, après avoir indiqué que les "corps de vingt  soldats ont été déposés à la morgue et qu’il y a de nombreux blessés".    Une source militaire a affirmé que l’attentat "porte l’empreinte  d’Al-Qaïda", ajoutant que le kamikaze pourrait être Mohammed al-Sayari, un  Saoudien originaire de la province du Hadramout, dont Moukalla est la capitale.    Les soldats de la Garde républicaine sont entrés en force dans l’hôpital  Ibn Sina de Moukalla pour faire admettre leurs blessés, n’hésitant pas à sortir  des malades de leurs lits pour faire place aux leurs, ont indiqué des témoins.    D’autres soldats ont encerclé l’établissement hospitalier et tiraient en  l’air pour dissuader toute tentative d’attaque.    Une voiture piégée conduite par un kamikaze a explosé à l’entrée du palais  présidentiel de Moukalla, avait indiqué auparavant une autre source militaire.    Selon cette source, aucune personnalité ne se trouvait dans le palais au  moment de l’explosion, qui a été suivie par des échanges de tirs entre hommes  armés et soldats.    Le kamikaze au volant du pick-up a péri, selon elle.    Le palais présidentiel de Moukalla est gardé par des éléments de la Garde  républicaine, un corps d’élite de l’armée yéménite, commandé par Ahmed Ali  Abdallah Saleh, le fils du président sortant qui a cédé le pouvoir après dix  mois de contestation de son régime.    A Aden, des unités de l’armée ont lancé un assaut contre les occupants du  campement monté par des sudistes sur la Place des martyrs dans le quartier  central de Mansoura, a rapporté un correspondant de l’AFP.    Elles ont fait face à une dure résistance des autonomistes qui se relayent  sur place depuis de longs mois. Les échanges de tirs ont duré plusieurs heures  avant que les soldats ne réussissent à démanteler le camp.    Les hôpitaux Naqib et Brihi d’Aden ont indiqué avoir admis quatre blessés à  l’issue de ces affrontements: deux militaires et deux civils, dont une femme.    Une source médicale a indiqué plus tard que l’un des deux soldats avait  succombé à ses blessures, puis fait état d’un autre militaire tué.    Aden est l’épicentre des manifestations de militants qui veulent  l’autonomie, voire l’indépendance, du Sud du Yémen, qui était un Etat  indépendant avant 1990.   Ces autonomistes ont sérieusement perturbé mardi le déroulement de la  présidentielle anticipée remportée par le candidat unique, Abd Rabbo Mansour  Hadi, qui a prêté serment samedi devant le Parlement à Sanaa.
   
 
 
 
 
 
Algérie- ennaharonline

 
 
 
 

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close