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Yémen : accrochage au palais présidentiel à Aden, deux blessés

 Au moins deux membres de la Garde présidentielle ont été blessés mardi dans un accrochage qui a éclaté dans l’enceinte du palais présidentiel à Aden, déclarée capitale “provisoire” du Yémen par le chef de l’Etat Abd Rabbo Mansour Hadi, selon une source militaire.

 L’accrochage a opposé la Garde présidentielle, dirigée par le général Nasser Abd Rabbo Mansour Hadi, un fils du chef de l’Etat, à des sentinelles en faction autour du palais qui protestaient contre le retard dans le versement de leur solde, a ajouté cette source.

 “Les armes se sont tues, mais la situation reste tendue au palais présidentiel Al-Maachiq”, survolé dans la matinée par deux avions de la coalition arabe conduite par l’Arabie saoudite venue aider des forces pro-gouvernementales à reconquérir Aden qui était contrôlée jusqu’en juillet par des rebelles chiites, a déclaré la même source.

 Les sentinelles sont des membres de la “Résistance populaire”, un collectif hétéroclite formé d’anciens militaires, d’hommes de tribus sunnites, d’autonomistes sudistes et d’islamistes, engagés aux côtés des forces pro-Hadi dans la guerre contre les rebelles chiites houthis, alliés à l’Iran.

 La situation reste chaotique à Aden, deuxième ville du Yémen située dans le sud où des bandes armées, y compris des groupes jihadistes, contrôlent certains secteurs. Le palais, situé à Crater, un quartier d’Aden, a été fortement endommagé par les combats entre forces loyalistes et rebelles. Il a été récemment remis en état par les Emirats arabes unis, l’un des piliers de la coalition arabe intervenue fin mars au Yémen pour rétablir l’autorité du président Hadi.
Rentré en septembre à Aden, M. Hadi n’y a passé que quelques jours. En raison de l’insécurité, il a regagné Riyad, la capitale saoudienne, son lieu d’exil initial.

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