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Yémen: affrontements entre manifestants et partisans du pouvoir à Sanaa

  •    Des partisans du Congrès populaire général (CPG, parti au pouvoir), armés de gourdins et de haches, se sont opposés aux manifestants à quelque 1,5 km du palais, et ont jeté des pierres en leur direction.
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  •    Les étudiants et activistes, qui descendaient dans la rue pour la quatrième journée consécutive, ont riposté en leur lançant également des pierres, selon le correspondant de l’AFP.
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  •    Selon des témoins, des policiers en civil équipés de pistolets à impulsion électrique Taser ont pris part, aux côtés des contre-manifestants, aux affrontements qui ont cessé en milieu de journée.
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  •    Des partisans du CPG ont tenté d’agresser un député indépendant, Ahmad Seif Hached, selon des témoins.
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  •    Quelque 3.000 manifestants, pour la plupart des étudiants, étaient sortis mardi matin de l’Université de Sanaa pour se rendre au palais du président Ali Abdallah Saleh, sur la place Sabiine.
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  •    "Le peuple veut la chute du régime", répétaient-ils, reprenant le principal slogan du soulèvement en Egypte.
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  •    Les étudiants manifestaient contre le régime de M. Saleh, au pouvoir depuis 32 ans. L’opposition parlementaire, qui a décidé de reprendre le dialogue avec le régime, ne s’est pas associée à ces manifestations.
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  •    "Nous allons poursuivre les manifestations malgré les agissements du parti au pouvoir. Les manifestations en Egypte se sont poursuivies pendant 18 jours, nous pouvons pour notre part continuer pendant un, deux, voire trois mois", a déclaré l’AFP un porte-parole des "Jeunes du 3 février", un groupe d’activistes qui lancent sur le réseau social Facebook les appels à manifester.
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  •    A Taez, au sud de Sanaa, des affrontements ont également opposé des centaines de manifestants à des partisans du CPG, selon des témoins qui n’ont pas fait état de victimes.
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  •    Les manifestants observent depuis quatre jours un sit-in dans le centre de la ville, selon ces témoins.
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  •    Lundi, des heurts avaient déjà opposé à Sanaa des milliers de manifestants et des partisans du CPG.
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  •    L’organisation de défense des droits de l’Homme Amnesty international a appelé le Yémen à "freiner immédiatement ses forces de sécurité et arrêter l’usage excessif de la violence".
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  •    Human Rights Watch a demandé aux autorités de ne pas employer les pistolets Taser pour disperser les manifestants.
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  •    Dans un communiqué, l’organisation "Reporters sans frontières" a pour sa part "fermement dénoncé les attaques perpétrées par des agents de sécurité yéménites, des policiers et des hommes en civil, contre les journalistes couvrant les manifestations populaires au Yémen".
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  •    Pour sa part, le président Saleh a annoncé dans un communiqué qu’il avait "décidé d’ouvrir son bureau pour accueillir toutes les personnalités politiques, sociales, et représentants des jeunes pour écouter leur opinion".
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  • Ennaharonline

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