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Yémen: Amnesty met en garde contre l'impunité des auteurs de violences

  •    "La communauté internationale doit jouer un rôle plus actif si des Yéménites doivent répondre des tueries des récentes semaines", a estimé l’organisation de défense des droits de l’Homme basée à Londres.
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  •    Dans un communiqué, Amnesty a mis en garde contre "tout accord politique permettant au président (Ali Abdallah) Saleh, ses proches et autres d’échapper à la justice en contrepartie d’une renonciation au pouvoir".
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  •    "Les hommes forts ne peuvent se soustraire (à la justice) lorsque le peuple yéménite les appelle à rendre des comptes", écrit Philip Luther, adjoint du directeur d’Amnesty pour le Moyen-Orient et l’Afrique du nord.
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  •    "Le moyen de réduire les tensions dans le pays est de rendre la justice et de dévoiler la vérité et non de trouver des moyens de les éviter", dit-il.
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  •    Amnesty a appelé Sanaa "à reconnaître le besoin d’une aide internationale pour mener des enquêtes pour révéler la vérité" sur la mort de plus de 100 manifestants depuis le début de la contestation fin janvier.
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  •    "Les Yéménites ont besoin d’une commission indépendante pour enquêter sur les morts et les blessés parmi les manifestants et les passants ces dernières semaines", ajoute M. Luther dans ce communiqué.
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  •    "L’enquête demande de la détermination et des pouvoirs rééls pour amener les responsables à témoigner et faire en sorte que toute personne reconnue comme ayant commis ou ordonné des tueries ou un usage excessif soit traduit devant la justice".
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  •    Amnesty a accusé le gouvernement du président Saleh d’avoir un "épouvantable histoire d’incapacité à enquêter ou poursuivre les responsables de tueries, de tortures ou autres mauvais traitements".
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  •    Pour l’organisation, l’exemple le plus flagrant est celui du 18 mars qui a vu 52 manifestants tomber sous les balles de "ce qui semble être une attaque coordonnée de snipers contre un sit-in à Sanaa".
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  •    "Un témoin a indiqué à Amnesty International que la majorité des victimes ont été touchées à la tête, à la poitrine ou au cou et sont mortes sur place", écrit l’organisation.
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  •    Amnesty a déploré l’absence de suivi du gouvernement yéménite de l’enquête sur ces tirs annoncée le 19 mars.
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  •    "Amnesty International n’est au courant d’aucune démarche consistant à interroger un membre des forces de sécurité pour les morts qui se sont produites lors des manifestations anti-gouvernementales depuis la mi-février 2011" conclut l’organisation.
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  • Ennaharonline

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