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Yémen : Combats entre armée et rebelles Chiites, 13 civiles tués

   "Les corps de treize civils, dont cinq enfants et deux femmes, ont été transportés à l’hôpital", a déclaré à l’AFP un médecin de l’établissement, précisant que ces victimes ont été prises dans les échanges de tirs entre soldats et rebelles chiites dans le nord-ouest de la ville.

   Jusqu’ici, les civils ont été relativement épargnés lors des combats qui opposent par intermittence l’armée aux rebelles chiites autour de la ville d’Amrane, située à une cinquantaine de km au nord de Sanaa.

   Le nombre important de victimes civiles s’explique par une incursion des rebelles chittes d’Ansarullah dans la ville.

   "Les houthis, autre nom des rebelles chiites, sont arrivés à l’Université d’Amrane (dans l’ouest de la ville) où ils ont été contrés par les soldats", a raconté un chef tribal.

   "Les deux parties ont eu recours à différents types d’armes, ce qui a provoqué la destruction de dizaines d’habitations et de commerces", a-t-il ajouté.

   Une source militaire a affirmé que 22 rebelles ont été tués dans les combats mais ce bilan n’a pu être confirmé de source médicale ou indépendante.

   Parallèlement, les affrontements se sont poursuivis aux confins de la ville alors qu’une nouvelle trêve était négociée par une mission envoyée par le président Abd Rabbo Mansour Hadi, selon des sources tribales.

   A Sanaa, des dizaines de femmes et d’enfants ont participé à une manifestation devant le siège du Conseil des ministres pour demander de lever le blocus d’Amrane et de permettre le retour des habitants qui ont fui les combats, a constaté un journaliste de l’AFP dans la capitale yéménite.

   Plusieurs trêves entre armée et rebelles chiites se sont effondrées à Amrane et sa région où les combattants d’Ansarullah sont soupçonnés de chercher à gagner du terrain pour élargir leur zone d’influence dans le futur Etat fédéral qui doit compter six provinces.

   Fortement implantés dans le nord du pays où ils contrôlent la province de Saada, les rebelles s’étaient emparés début février, au prix d’affrontements ayant fait 150 morts, de localités de la province d’Amrane, au nord de la capitale, en délogeant le clan des Al-Ahmar, les puissants chefs de la confédération tribale des Hached.

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