Monde

Yémen: l'ONU envisage des sanctions contre les perturbateurs

 Le Conseil de sécurité  de l’ONU prépare un projet de résolution prévoyant des sanctions contre les  partisans de l’ancien régime qui tentent de bloquer la poursuite de la  transition politique au Yémen, ont indiqué mardi des diplomates.    Certains pays souhaitent que l’ancien président Ali Abdallah Saleh soit  désigné nommément, mais le projet de texte n’en est qu’au stade préliminaire,  ont-ils précisé.    Après des consultations à huis clos sur le Yémen, l’ambassadeur jordanien  qui le préside a indiqué que les 15 pays membres du Conseil étaient prêts à  sévir contre les perturbateurs du processus démocratique, sans donner plus de  détails.    "Le Conseil est prêt à prendre des mesures et le Conseil est uni", a  déclaré à la presse l’ambassadeur, le prince Zeid al-Hussein.    Le représentant spécial de l’ONU pour le Yémen, Jamal Benomar, a salué  devant les journalistes le "succès remarquable" du dialogue national, qui fait  du Yémen le seul pays du Printemps arabe "à être parvenu à une transition  négociée".    Mais "la situation reste fragile (…) car des éléments de l’ancien régime  continuent de manoeuvrer pour faire obstacle au changement et faire échouer la  transition", a-t-il ajouté. Cette "obstruction systématique (…) risque de  remettre en cause tout ce qui a été investi et de replonger le pays dans le  chaos", a-t-il averti.    Le dialogue national a réuni depuis mars 2013 les représentants de  différentes familles politiques du pays, à l’exception des indépendantistes du  sud, pour s’entendre sur une feuille de route visant à doter le pays  d’institutions pérennes.    Parrainé par les Nations unies et les monarchies arabes du Golfe, ce  dialogue était l’une des clés de voûte de l’accord politique qui a permis à Abd  Rabbo Mansour Hadi de succéder en 2013 à l’ancien président Ali Abdallah Saleh,  dont le pouvoir avait été contesté dans la rue pendant un an.    Le président yéménite a promis samedi dernier de préparer rapidement une  nouvelle Constitution et la transformation du pays, secoué par les violences,  en Etat fédéral. 

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Le contenu est protégé !!