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Yémen: neuf étrangers (probablement) enlevés dans le nord

  •    Outre les sept Allemands –un couple, trois enfants et deux infirmières–, les autres otages sont un ingénieur britannique et une enseignante sud-coréenne, a précisé le ministère sur son site internet.
  •    Ils ont été enlevés par des rebelles chiites dans la province de Saada, a ajouté le ministère citant un responsable local à Saada.
  •    Les neuf étrangers sont membres d’une organisation internationale travaillant depuis 35 ans au sein de l’hôpital de Saada, a-t-on indiqué de même source.
  •    Mais la rébellion chiite a nié toute responsabilité: "Ce sont des accusations infondées, une conspiration des autorités pour ternir l’image de la rébellion Houti, dont aucun membre n’a jamais eu recours à ce genre d’acte honteux", a déclaré un porte-parole.
  •    Il a en revanche affirmé que le rapt avait eu lieu dans un secteur sous le contrôle des forces gouvernementales dans le centre de la ville de Saada.
  •    La Corée du Sud a confirmé qu’une de ses ressortissantes au Yémen, âgée de 34 ans et identifiée par son seul nom de famille, Eom, a disparu depuis jeudi soir et pense qu’elle a bien été kidnappée.
  •     A Berlin, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères s’est refusé à confirmer l’enlèvement, indiquant seulement que l’ambassade allemande à Sanaa était en "étroit contact" avec les autorités yéménites.
  •    La date exacte des enlèvements n’a pas été précisée.
  •    Ils n’ont pas non plus été revendiqués, mais le responsable local a affirmé que l’acte était l’oeuvre de rebelles chiites zaïdites conduits par l’ancien député Abdel Malek al-Houti.
  •    Pour les ambassades allemande et britannique au Yémen "le groupe est porté disparu en l’absence de contact avec ses membres depuis vendredi soir, alors que les informations sur leur rapt n’ont pas été confirmées", a déclaré à l’AFP un diplomate à Sanaa.
  •    Des hommes armés ont enlevé jeudi 28 étrangers, dont des Asiatiques et des Arabes, travaillant dans un hôpital d’Amrane, au nord de Sanaa, avant de les relâcher vendredi à la suite d’une médiation tribale, selon des médias yéménites.
  •    Ce rapt a été attribué aussi à la rébellion chiite. "L’histoire des rapts dont on parle ces jours-ci est une farce qui ne peut duper personne", a indiqué la rébellion dans un communiqué publié dimanche.
  •    Un conflit ouvert ayant fait des milliers de morts oppose ce groupe aux forces gouvernementales depuis 2004 dans la région de Saada.
  •    Le Yémen, pays à structure tribale, est le théâtre de fréquents enlèvements d’étrangers par des tribus, qui veulent ainsi pousser les autorités à satisfaire leurs demandes. Plus de 200 ressortissants étrangers y ont été enlevés ces 15 dernières années et la grande majorité libérés sains et saufs.
  •    Un seul enlèvement s’est conclu par la mort des otages: trois Britanniques et un Australien, enlevés par des islamistes en décembre 1998, avaient été tués lorsque les forces de sécurité avaient tenté de déloger les preneurs d’otages de leur cachette.
  •    En avril dernier, deux Néerlandais, Jan Hoogendoorn et sa femme Heleen Janszen, avaient été enlevés pendant deux semaines par des membres d’une tribu avant d’être libérés sains et saufs.
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  • Ennaharonline/ AFP

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