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Zeghmati remet en cause la formation des magistrats

Algérie – C’est un véritable coup de gueule qu’a poussé le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati, sur la réalité de la formation des magistrats en Algérie.

Devant l’Assemblée populaire nationale pour débattre des nouveaux textes de lois de son département, Belkacem Zeghmati a abordé la question épineuse de la formation des magistrats qu’il juge insuffisante.

« Comment peut-on former en trois ans 416 magistrats ? Est-ce sérieux ? Est-ce raisonnable ? », s’interroge-t-il devant les députés. Et d’ajouter : « Et vous allez me dire qu’en trois ans nous pouvons inculquer, non seulement les connaissances de lois, mais tout ce qui va avec la mission du magistrat. C’est utopique ! ».

« Aujourd’hui, la formation des magistrats est à revoir en profondeur […]. Du temps où ils étaient formés à l’ENA (école nationale d’administration), il y avait 10 à 13 magistrats par section. L’Etat en formait des magistrats », rappelle-t-il et de regretter : « On mise désormais sur le nombre ».

Pour le ministre de la Justice, c’est en raison de ses déclarations qu’il est accusé d’être contre les magistrats. « Quand je dis cela, on me taxe d’être contre les magistrats. C’est faux ! », lance-t-il avant de poursuivre : « je suis avec la justice, avec les magistrats, mais avec la justice pour ce qu’elle est réellement ».

« Les gens nous insultent aujourd’hui. ‘Notre justice n’est pas compétente’, disent-il. Si je rejette catégoriquement ces accusations, il faut reconnaître tout de même que c’est nous qui avons prêté le flanc à cela », conclut-il.

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3 Comments

  1. Réparer ? On ne revient pas sur ses pas ya mahboul (hum !) ! On corrige les stratégies, on améliore les services, mais je pense qu’il faut enjamber les problèmes passés tout en s’en servant pour offrir un service différent. Le fer tordu ? Un peuple n’est pas une matière rigide, il coule comme un cours d’eau. Ou un fleuve comme en ce moment. Et là, la chose la moins risquée à faire est de tenter d’endiguer ce qui eut l’être …
    Actuellement, il faudrait que ceux qui restent fidèles à la voie constitutionnelle se manifestent plus pour conforter et soutenir les autorités actuelles ; toujours avec le sourire. ça pourrait être une façon « d’endiguer » avec le moins de risques possibles d’aggraver les distorsions de fonctionnement de l’administration, éducation en tête.

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